ENTREPRISES & STRATÉGIES — Technologies

3 euros par mois

Twitter passe en mode payant



Parmi les nouveautés proposées par Twitter Blue, la possibilité d’annuler un tweet dans les 30 secondes après sa publication. (Photo: Twitter)

Parmi les nouveautés proposées par Twitter Blue, la possibilité d’annuler un tweet dans les 30 secondes après sa publication. (Photo: Twitter)

Avec des pertes de 1,13 milliard de dollars pour des revenus de 3,7 milliards de dollars l’an dernier, Twitter a accéléré le lancement de sa troisième ligne de recettes: les abonnements payants.

Il est le réseau de l’instantané. Des balles perdues aussi. Au Luxembourg, 20% de la population résidente a un compte Twitter, soit 107.400 personnes (dont plus des deux tiers sont des hommes), contre 400.000 sur Snapchat, 360.000 sur Facebook, 260.000 sur Linkedin et 180.000 sur Instagram.

Depuis de nombreuses années, le réseau cherche à rentabiliser ses activités, pour l’instant financières en très grande majorité, par la publicité (3,2 milliards sur 3,7 milliards de dollars en 2020). Après la revente de données pour plus de 500 millions de dollars l’an dernier, Twitter a commencé à déployer sa version payante dans deux pays, en Australie et au Canada.

Pour 3 euros par mois, les abonnés à Twitter Blue ont un service client dédié et quelques nouveautés graphiques, mais peuvent surtout, raconte Generation RT, avoir accès à trois nouvelles fonctions:

- le classement des tweets favoris que l’on peut organiser dans des dossiers pour les retrouver plus facilement;

- la transformation des fils de discussion en un texte unique (afin de dépasser la limite des 280 caractères);

- l’annulation de l’envoi d’un tweet: les utilisateurs auront 30 secondes pour corriger le tir avant que leur tweet ne soit partagé sur le réseau.

L’abonnement n’est pas déployé par hasard dans ces deux pays. Le réseau créé par Jack Dorsey est prudent, lui qui tire ses recettes principalement des États-Unis (plus de 2 milliards de dollars). Cette nouvelle possibilité sera suivie du lancement des «Super Followers», option qui permettra à des internautes de payer – de petits montants – à des créateurs de contenus.

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