ENTREPRISES & STRATÉGIES — Technologies

respect des distances

Technology Partner crée un «collier-alerte»



Le «rouge» assorti d’un deuxième bip est une invitation à prendre de la distance. (Photo: Technology Partner)

Le «rouge» assorti d’un deuxième bip est une invitation à prendre de la distance. (Photo: Technology Partner)

Technology Partner a lancé ce vendredi matin un appel à intérêt autour de son «collier-alerte» pour faire respecter les distances de sécurité dans le contexte professionnel. Vert, orange, rouge et un bip pour inviter ses collègues à reculer et limiter la propagation du Covid-19.

Comment améliorer davantage la sécurité de ses employés, après les masques ou le gel hydroalcoolique? Avec un collier que Technology Partner est prêt à lancer, à condition que des entreprises luxembourgeoises en aient besoin.

Le dispositif est assez simple: une led qui peut s’allumer en vert quand tout va bien, en orange quand une personne est à moins de trois mètres avec un premier bip et en rouge quand la personne est à moins de deux mètres avec un second bip.

«L’idée», explique le directeur technique de Technology Partner, Julien Gras, «est d’inviter un collègue à reculer ou de reculer soi-même pour respecter les distances de sécurité. Dans le monde du travail, on le sait, certains sont plus introvertis et ne sont pas forcément à l’aise avec l’idée de demander à quelqu’un de prendre de la distance. Ni la lumière ni le bip ne sont intrusifs.»

Jusqu'à 10.000 pièces par jour

Le projet, au début préparé pour participer au concours de start-up du ministère de l’Économie et de Luxinnovation, doté de 20 fois 150.000 euros , pourrait aller beaucoup plus vite. Non seulement la technologie est prête, s’appuyant sur le Bluetooth, mais la société de Pontpierre a déjà commencé à négocier avec un fabricant en Chine. «À partir du pic de production, disons fin mai, il peut produire jusqu’à 10.000 pièces par jour, que nous pourrions récupérer entre le 6 juin et la fin juin, ça dépend des résultats de l’enquête que nous lançons ce vendredi

Vendre directement aux entreprises, par lots à entre 16 et 20 euros hors taxes, par exemple, permet aussi de contourner la difficulté de la logistique. «Pour 1,5 euro par mois, l’employeur peut avoir la conscience tranquille et se dire qu’il a déployé tous les moyens dont il disposait.»

La société a aussi déjà eu des discussions avec d'autres acteurs avec qui cela pourrait être utile pour la reprise. «Nous avons voulu garder cette innovation dans un cadre professionnel. Après quelques séances de brainstorming, nous avons eu d’autres idées, pour les supermarchés, par exemple, mais qui ont d’autres exigences.»

L’initiative coïncide avec la décision prise ce jour dans le port d’Anvers, où tout le monde doit porter un bracelet électronique ingénieux . «Leur technologie n’est pas la même que la nôtre», relève encore M. Gras, «mais tant mieux s’il y a de la concurrence. Cela démontre qu’il y a un intérêt pour ce genre de technologies, qu’elles peuvent apporter un plus.»