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The Bank of London

La surprenante première fintech de Mangrove



Pour Mangrove, Anthony Watson, un vétéran de la City et de Wall Street, est à la tête d’un ovni dans le domaine de la banque du futur. (Photo: The Bank of London)

Pour Mangrove, Anthony Watson, un vétéran de la City et de Wall Street, est à la tête d’un ovni dans le domaine de la banque du futur. (Photo: The Bank of London)

The Bank of London a annoncé, ce mardi, à Londres et à New York, avoir levé 120 millions de dollars, notamment auprès de Mangrove. La nouvelle licorne est sur un triple axe: le «clearing», les transactions bancaires et l’agence bancaire globale.

«The Bank of London est la toute première fintech dans laquelle nous avons investi. Jamais auparavant nous n’avions été aussi impressionnés par la stratégie et l’approche d’une fintech. The Bank of London déclenchera une nouvelle ère de perturbations bancaires, comme le monde n’en a jamais vu auparavant. Leurs innovations brevetées de pointe sont vraiment uniques sur le marché. Nous sommes incroyablement fiers de participer à ce voyage avec eux alors qu’ils transforment le monde bancaire.»

Habituellement, Mark Tluszcz est optimiste. Ce mardi, il est dithyrambique avec le premier projet fintech auquel les VC luxembourgeois ont apporté un bout des 120 millions de dollars de ce tour de financement. The Bank of London est directement une licorne, valorisée à 1,1 milliard de dollars, sous licence britannique mais «en discussions avancées avec les régulateurs européens et américains», assure le communiqué de presse.

Cette surprenante sixième banque de «clearing» au Royaume-Uni – la deuxième seulement en 250 ans – a pour ambition d’être un opérateur mondial «par défaut». Elle compte aussi recruter 3.000 personnes sur les deux continents d’ici cinq ans.

Le monde des transactions mondiales et de la banque de compensation a besoin d’être bouleversé.
Anthony Watson

Anthony Watson,  Cofondateur et CEO,  The Bank of London

«Nous tirons parti de nos innovations technologiques exclusives de pointe et de nos capacités bancaires différenciées pour éliminer les risques inutiles, libérer des liquidités et proposer des produits et services révolutionnaires à des coûts considérablement inférieurs pour permettre un règlement quasi instantané, sans intermédiaire financier dans le flux de fonds», a commenté son CEO, Anthony Watson.

«Le monde des transactions mondiales et de la banque de compensation a besoin d’être bouleversé. Moins de 100 banques contrôlent les flux d’argent entrant, autour, entre et hors du Royaume-Uni, de l’UE et des États-Unis. Étonnamment, 75% du total de l’argent disponible dans le monde – un peu moins de 2,5 quadrillions de dollars – est fondamentalement contrôlé par un petit club de banques. Le risque que cela pose, tant d’années après la crise financière mondiale, est plus élevé que jamais», a expliqué ce vétéran de la City et de Wall Street dont la carrière l’a emmené chez Microsoft, Wells Fargo, Barclays Bank, Nike et Uphold.

Le modèle d’affaire de la fintech s’appuie sur trois piliers:

- le «clearing» et le «settlement» de nouvelle génération: The Bank of London traite les principaux facteurs de risque dans les paiements, la compensation, la liquidité et le règlement (Herstatt1) – dans le pays, dans la région et au niveau transfrontalier – permettant, pour la première fois, le transfert continu et la disponibilité immédiate des décaissements de fonds. The Bank of London travaille avec le marché pour renforcer les réseaux de paiement actuels et rails bancaires via son paiement contre paiement (PvP) de nouvelle génération, le paiement contre livraison (PvD) et le règlement atomique.

- les transactions bancaires globales: The Bank of London veut démocratiser les montagnes de transactions bancaires nationales et internationales grâce à des technologies de nouvelle génération et à de nouvelles innovations commerciales, y compris de pointe, exemptes de risque intermédiaire, de coûts inutiles et de complexité. The Bank of London s’attaquera aux défaillances structurelles inhérentes au secteur de la banque d’affaires en déployant des produits et services bancaires d’entreprise puissants, simples mais premium, pour soutenir les entreprises de tous types, des PME aux organisations multinationales en passant par des fintech aux noms familiers à travers le Royaume-Uni, assure aussi le communiqué de presse.

- l’agence bancaire globale: la fintech veut revisiter les modèles de «plateforme en tant que service» et de banque d’agences et aide les marques non bancaires et autres fintech à prendre une part de l’industrie de la «banque en tant que service» de 7.000 milliards de dollars. De quoi permettre sans effort à toute entreprise, marque ou entreprise non bancaire de fournir des produits et services bancaires de bout en bout, dans le plein respect de la réglementation, sans devenir une banque.