LIFESTYLE & VIE PRATIQUE — Sorties

Commande artistique

Une scénographie pour Luxembourg Art Week



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Les meubles sont tous modulables et peuvent être utilisés de différentes manières. (Photo: Paperjam)

À l’occasion de la cinquième édition de la foire d’art contemporain Luxembourg Art Week, Sara Noel Costa de Araujo du Studio SNCDA a conçu une scénographie pour mettre en valeur les espaces de la foire et donner une identité plus forte à cet événement.

La proposition est relativement simple: du mobilier modulable, réutilisable, peu coûteux, mais au caractère fort. C’est le tour de force qu’a réussi à réaliser Sara Noel Costa de Araujo du Studio SNCDA pour répondre au besoin de Luxembourg Art Week. «Ce projet reste assez brut et est réalisé en plusieurs étapes», explique Sara Noel Costa de Araujo. «J’ai utilisé du MDF teinté dans la masse, que nous avons fait découper pour être assemblé afin de composer différents éléments de mobilier qui peuvent être assemblés entre eux.»

Les bancs sont de simples quarts de cercle. (Photo: Paperjam)

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En assemblant deux bancs, on obtient une étagère. (Photo: Paperjam)

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En assemblant plusieurs bancs, on obtient une assise qui serpente. (Photo: Paperjam)

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Des présentoirs pour des objets ou des magazines. (Photo: Paperjam)

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Le mobilier sert aussi de support à la signalétique. (Photo: Paperjam)

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Les assises peuvent être combinées à des tables. (Photo: Paperjam)

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Le mobilier assemblé peut composer une estrade ronde. (Illustration : Studio SNCDA)

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Désassemblés, les meubles redeviennent des assises. (Illustration : Studio SNCDA)

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Exemple de composition pour former une estrade carrée. (Illustration : Studio SNCDA)

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Le mobilier installé sous forme d'assises. (Illustration : Studio SNCDA)

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Un assemblage pour composer un auditorium. (Illustration : Studio SNCDA)

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Autre forme de composition à partir des mêmes meubles. (Illustration : Studio SNCDA)

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En effet, on trouve une base de bancs, tables, tables hautes, présentoirs qui peuvent être combinés les uns avec les autres pour devenir une bibliothèque, une estrade, un amphithéâtre, un bar, une zone d’assise, des tables basses, des mange-debout… L’architecte a choisi de travailler avec des formes géométriques simples, le rond et le carré, et trois couleurs: le rose, qui était déjà présent dans l’identité visuelle imaginée par Laurent Daubach pour la foire, complété par du jaune et du bleu.

Un projet progressif

«Nous allons procéder par étapes pour déployer l’ensemble du projet. Cette année, nous en avons déjà un premier aperçu, et l’année prochaine, nous compléterons la proposition. Il me semblait important de venir ajouter une touche plus esthétique à cette foire, de lui donner une identité plus forte», confirme Sara Noel Costa de Araujo.

Aussi, on retrouve à l’entrée de la halle sportive du Lycée des garçons, qui est la nouvelle entrée principale, un tapis rose qui accueille les visiteurs, surplombé par deux drapeaux aux formes géométriques. Un bar sera également proposé aux visiteurs. Pour le mobilier de celui-ci, l’architecte a souhaité utiliser les créations de Muller van Severen qui se marient parfaitement avec son approche.

Les abords de la foire ne sont pas oubliés. L’architecte a proposé d’occuper les espaces extérieurs à proximité des entrées en installant une structure métallique sur laquelle sera déposée une tenture rose. Des éclairages de chantier illumineront le chemin et créeront un signal lumineux jusqu’à l’entrée de la foire.

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À l'extérieur, une structure métallique marque le chemin vers l'entrée. (Photo: Paperjam)