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Ne pas monter dans son avion: un choix qui peut coûter cher



Les compagnies aériennes ne sont pas responsables des conditions d’entrée d’un passager sur un territoire. (Photo: Luxair Group)

Les compagnies aériennes ne sont pas responsables des conditions d’entrée d’un passager sur un territoire. (Photo: Luxair Group)

Se faire rembourser son billet d’avion car le pays de destination impose, par exemple, une quarantaine, n’est pas possible, explique le CEC Luxembourg. Si le vol a lieu, ne pas embarquer est en effet la décision du seul voyageur.

Il y a quelques jours, les autorités maltaises ont décidé d’interdire l’entrée sur son territoire aux non-vaccinés avant de faire marche arrière et d’imposer une quarantaine de 14 jours. Une mesure suffisante, cependant, pour dissuader des touristes ayant déjà acheté des billets d’avion de se rendre en vacances là-bas. 

«Nous avons reçu un grand nombre d’appels pour savoir si un passager pouvait se faire rembourser son vol si les conditions d’entrée sur un territoire ont changé entre le moment de l’achat des billets et l’arrivée. Malheureusement, si le vol n’est pas annulé, il n’y a aucun remboursement possible. C’est le passager qui a fait le choix de ne pas utiliser son billet d’avion», explique Jean-Loup Stradella, juriste au sein du Centre européen des consommateurs (CEC Luxembourg).

Des explications que le CEC doit répéter souvent depuis quelques semaines, et ce, à chaque fois qu’un État ou une région décide de nouvelles mesures sanitaires. «Par exemple, quand Lisbonne a décidé d’un nouveau confinement, ou encore lors du nouveau couvre-feu en Espagne, et plus récemment avec les changements de conditions pour entrer à Malte», précise le juriste.

Attention aux délais d’attente dans les aéroports

Une solution est d’acheter des billets «modifiables». « Mais, bien souvent, ce type de billet permet de reporter le vol et non d’obtenir le remboursement. Quant aux assurances, elles couvrent rarement ce type de cas. Généralement, elles interviennent si le passager est dans l’incapacité médicale de prendre un vol», ajoute-t-il. 

Autre danger qui guette le voyageur: les temps d’attente plus longs pour les embarquements dans les aéroports, notamment en transit. «Là encore, si un passager rate son avion en raison du temps d’attente au contrôle de sécurité, il sera difficile d’obtenir un remboursement. La compagnie aérienne est en droit de partir à l’heure. De plus, les aéroports ont largement communiqué sur cette information», prévient Jean-Loup Stradella.

Pour rappel, soutenu financièrement par la Commission européenne, le ministère de la Protection des consommateurs et l’Union luxembourgeoise des consommateurs (ULC), le CEC a vu ses chiffres exploser avec la pandémie. Dans le détail,  4.800   dossiers ont été traités l’année dernière, soit 50% de plus qu’en 2019 .