POLITIQUE & INSTITUTIONS

Mobilité au Luxembourg

Les P+R verront leur capacité doubler d’ici 2020



Face aux difficultés quotidiennes de circulation rencontrées par les usagers de la route, des travaux sont en cours. Mais contrairement à ce qui a été fait par le passé, la priorité sera désormais mise sur les transports en commun. Et leur corollaire, les Park&Ride.

Amener peu à peu les automobilistes à délaisser leur voiture au profit des transports en commun. Telle est l’idée de la stratégie «MoDu» - pour mobilité durable, ndlr– présentée en 2012 par Claude Wiseler (CSV), alors ministre du Développement durable et des Infrastructures, et développée par son successeur François Bausch (Déi Gréng). Pour y parvenir, les responsables misent donc non seulement sur le développement de l’offre de transport en commun, mais aussi sur l’accroissement des capacités d’accueil des P+R, ces parkings installés aux périphéries.

D’une capacité totale de quelque 12.900 places actuellement, la soixantaine de P+R répartis sur l’ensemble du territoire se trouvent en quasi-situation de saturation. D’où les investissements projetés afin de développer cette offre. D’ici à 2020, cinq grands nouveaux P+R sortiront de terre et une dizaine d'autres seront agrandis. Au total, le nombre de places dans les P+R du pays, d’ici à l’horizon 2020, devrait donc doubler pour atteindre 25.000 emplacements.

Pour répondre à la croissance prévue de la circulation de 15% d’ici cinq ans sur les autoroutes luxembourgeoises, le choix de l’implantation des P+R s’est fait en fonction des flux quotidiens des salariés. Sur les cinq nouveaux grands parkings, trois seront implantés le long des frontières, les deux autres étant conçus comme des pôles d’échange aux limites actuelles de la capitale. Ces derniers, situés à la Cloche d’Or - à côte du futur stade national - et au Höhenhof, entre le Findel et le Kirchberg, auront tous deux une capacité de 2.000 places d’ici à 2020.

À noter que le pôle d’échange du Höhenhof pourrait même être agrandi pour accueillir 4.000 véhicules à partir de 2025, selon les prévisions du ministère du Développement durable et des Infrastructures. Un agrandissement en lien direct avec la mise en service complète de la ligne de tram, prévue pour 2020/2021 et la fréquentation en hausse de 120% attendue autour du Findel.

Afin de viabiliser le concept de mobilité douce et inciter les automobilistes à utiliser le train, le bus ou le tram, l’implantation des P+R a été pensée en termes de «ceintures». Qu’elles soient nationales, régionales ou communales. Concrètement, le concept prévoit non seulement des places de stationnement le long des frontières, côté luxembourgeois, mais aussi sur les territoires allemand, belge et français. Une idée qui se heurte pour le moment à certaines réticences, la question du financement de telles infrastructures se trouvant souvent au cœur du problème. Pour les ceintures régionale et communale, comprenez autour de Luxembourg-ville, l’idée consiste à les installer le long des grands axes de circulation, à proximité directe des transports en commun. Dans la plupart des cas, aux environs immédiats d’une gare.


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Selon les objectifs du ministère, 25% des déplacements quotidiens effectués au Luxembourg d’ici à 2025 devraient être réalisés via la mobilité douce.