POLITIQUE & INSTITUTIONS

Forum mondial de l’OCDE

Comment le Luxembourg a quitté la liste noire



Le secrétaire général de l'OCDE, Angel Gurria, lors de sa dernière visite au Luxembourg, en mars dernier. (Photo: Christophe Olinger)

Le secrétaire général de l'OCDE, Angel Gurria, lors de sa dernière visite au Luxembourg, en mars dernier. (Photo: Christophe Olinger)

Depuis vendredi, le Grand-Duché a officiellement réintégré le club des pays jugés transparents en matière d’échange fiscal, selon les critères de l’OCDE. Retour sur les principales étapes de ce retour en grâce international.

«Aujourd'hui est un bon jour pour le Luxembourg, car notre réputation est rétablie.»  Pour Pierre Gramegna (DP), ministre des Finances, ce vendredi 30 octobre 2015 restera comme une date clé de son mandat. En effet, cette journée a été celle de l’annonce, par le Forum mondial sur la transparence et l'échange d'informations à des fins fiscales de l'OCDE, du retrait du Grand-Duché de la liste des paradis fiscaux. La fin d’une procédure entamée depuis plusieurs années et qui avait été «le sujet prioritaire» du premier conseil de gouvernement de l’actuelle coalition gouvernementale, le 4 décembre 2013.

Et de fait, en l’espace de 30 mois, le Grand-Duché a dû produire de grands efforts pour se mettre en conformité avec les nouvelles règles internationales, visant à plus de transparence fiscale. Mieux, le Luxembourg a voulu prendre la tête de cette nouvelle tendance mondiale, au lendemain notamment du scandale né autour de la publication des rulings luxembourgeois, baptisé LuxLeaks. Retour sur les  principales étapes du grand nettoyage fiscal.