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solidarité

Un hommage à George Floyd ce vendredi à Luxembourg



Le cas George Floyd n’en finit plus d’embraser les États-Unis et de réveiller aussi les consciences dans de nombreux autres pays. (Photo: Shutterstock)

Le cas George Floyd n’en finit plus d’embraser les États-Unis et de réveiller aussi les consciences dans de nombreux autres pays. (Photo: Shutterstock)

La manifestation de solidarité organisée ce vendredi à Luxembourg devant l’ambassade des États-Unis rappelle que le pays n’est pas épargné par le racisme envers les non-Blancs. Comme presque partout ailleurs dans le monde.

Le cas George Floyd n’en finit plus d’embraser les États-Unis et de réveiller aussi les consciences dans de nombreux autres pays. La captation vidéo de son décès par asphyxie sous le poids de trois policiers, documentée par des passants et les caméras de télésurveillance sur place, a montré comment, aux États-Unis en 2020, un homme peut perdre la vie pour avoir payé ses cigarettes avec un faux billet de 20 dollars.

À 14h devant l’ambassade des États-Unis

«Le choc que ce meurtre a suscité et les émotions exprimées en dehors des États-Unis sont un indicateur du fait que les gens perçoivent bien que cela ne concerne pas seulement les États-Unis», commente Sandrine Gashonga, présidente de l’asbl Lëtz Rise Up, qui organise une manifestation ce vendredi 5 juin à 14h devant l’ambassade des États-Unis à Luxembourg pour la justice et la solidarité avec les Afro-Américains.

«Le fait d’être noir a des conséquences partout dans le monde. Ce ne sont pas les violences policières en tant que telles qui sont dénoncées, mais le racisme systémique que connaissent les Noirs partout dans le monde où ils sont minoritaires.»

Car «les violences policières structurelles dirigées en majorité contre les Noirs aux États-Unis traduisent un racisme qui touche tous les autres domaines de la société: santé, éducation, logement, emploi…».

Et si les violences policières ne font pas partie du quotidien des résidents, qu’ils soient afro-descendants ou non, au Luxembourg, d’autres aspects témoignent d’un racisme structurel. «Une étude du Cefis en 2018 montre que le taux de chômage des personnes d’origine capverdienne est trois fois plus élevé que la moyenne – 19% au lieu de 7% – et la moitié des Capverdiens gagne le salaire social minimum, alors que le salaire médian s’établit à 4.000 euros», rappelle Mme Gashonga.

Le président Trump veut que justice soit rendue

Dans un communiqué de presse envoyé jeudi, J. Randolph Evans , ambassadeur des États-Unis au Luxembourg, a rappelé que le président Trump était pleinement concerné par le drame survenu à Minneapolis et que, «pour George et sa famille, justice sera  rendue. Il ne sera pas mort en vain.» 

L’ambassadeur a aussi remis en lumière le fait que le président avait directement saisi le département américain de la Justice pour diligenter une enquête fédérale.