POLITIQUE & INSTITUTIONS — Institutions

Après des mois de pandémie

Le prix des masques a (enfin) baissé



Le prix des masques chirurgicaux a au moins diminué de moitié par rapport aux premiers mois de pandémie. (Photo: Matic Zorman/Maison Moderne)

Le prix des masques chirurgicaux a au moins diminué de moitié par rapport aux premiers mois de pandémie. (Photo: Matic Zorman/Maison Moderne)

Vendus plus d’un euro l’unité au début de la crise, on peut maintenant trouver des masques allant de 20 à 50 centimes selon les points de vente. Certains ont retrouvé les mêmes prix qu’avant la crise même si, globalement, ils restent un peu plus élevés.

Cela aura pris du temps, et nous ne sommes toujours pas revenus à une situation d’avant-crise, mais le prix des masques chirurgicaux a bien baissé depuis mars. Au début de la pandémie, quand les pharmacies avaient du mal à s’approvisionner, ils coûtaient souvent plus d’un euro l’unité. Des prix qui avaient encore du mal à diminuer en août, à cause des stocks payés au prix fort qui n’étaient toujours pas écoulés

Aujourd’hui, les prix varient d’une officine à l’autre. Par exemple, la pharmacie Hamilius les vend à 50 centimes. Ils viennent d’un fournisseur belge. Ceux de la Pharmacie du globe sont asiatiques, mais les 100 reviennent à 19,80 euros, soit environ 20 centimes l’unité. La première n’en vendait pas avant l’arrivée du Covid-19, mais la deuxième les proposait déjà à un prix similaire en 2019, à 10,63 euros la boîte de 50.

En moyenne, le prix des masques en officine se situe «autour de 50 centimes», tranche Alain de Bourcy, le président du Syndicat des pharmaciens luxembourgeois (SPL). Des prix «très abordables», mais «toujours un peu plus élevés qu’avant la crise», où ils étaient à «25 centimes», se souvient-il. On ne parle plus de pénurie: «Le marché a tendance à se détendre».

Pourquoi le prix est-il toujours supérieur à l’avant-crise? «Les producteurs savent qu’ils peuvent demander un peu plus», estime-t-il. Selon lui, malgré la production européenne qui s’est mise en marche, on importe encore la plus grande partie d’Extrême-Orient. Une plus grande demande nécessite peut-être aussi plus de travail et de salariés à payer.

Des prix réduits en direct ou au supermarché

On peut pourtant trouver des boîtes de dix masques à 1,99 euro chez Auchan  – soit 20 centimes l’unité – ou encore à 14,95 euros les 50 chez Cactus – 30 centimes l’unité. Ceux de Santé Services, made in Luxembourg, encore à 24,90 euros les 50 sur Letzshop mercredi 13 janvier, sont passées ce jeudi à 19,90 euros (40 centimes l’unité).  Enfin, Family Invest vend les 50 masques luxembourgeois pour 16 euros, ce qui revient à 32 centimes l’unité.

«Les grandes surfaces commandent des quantités tellement grandes que les prix sont réduits», explique Alain de Bourcy. «Certaines font même une marge nulle dessus pour en faire des produits d’appel.» Celle des pharmacies – non communiquée, mais «inférieure à 45% du prix de vente, comme pour les médicaments» – n’a en tout cas pas augmenté, assure-t-il. Le prix de la TVA, lui, est resté de 17%, malgré la demande faite au gouvernement de le passer à 3%, comme c’est le cas pour d’autres biens de première nécessité.