POLITIQUE & INSTITUTIONS — Institutions

Pour les 645.000 résidents

Place au 37e recensement de la population



Mobilité, langues, habitudes de vie: les données collectées resteront confidentielles, mais permettront une trentaine de publications statistiques en 2023.  (Photo: Romain Gamba/Maison Moderne)

Mobilité, langues, habitudes de vie: les données collectées resteront confidentielles, mais permettront une trentaine de publications statistiques en 2023.  (Photo: Romain Gamba/Maison Moderne)

La campagne de sensibilisation autour du recensement, prévu en novembre prochain, débute cette semaine au Luxembourg. Le ministère de l’Économie et le Statec espèrent booster la participation en ligne.

C’est l’opération statistique la plus ancienne (elle remonte à 1821), la plus volumineuse, mais aussi l’une des plus complexes à orchestrer pour le Statec: le recensement général de la population débutera le 8 novembre prochain au Luxembourg, après deux reports pour cause de pandémie de Covid-19.

«Le recensement décennal est une source de données unique et inégalée grâce à laquelle le Statec peut collecter directement des informations détaillées sur les ménages qui échappent aux habituelles enquêtes par échantillonnage et qui sont à la base de nombreuses études et projections», a expliqué lundi son directeur, Serge Allegrezza .

Le Statec lance donc, cette semaine, une campagne de sensibilisation auprès de la population, histoire de s’assurer qu’une majorité des 280.000 ménages résidents réponde au questionnaire.

«La participation de tous les citoyens au recensement est essentielle, car elle leur permet de faire peser leur situation particulière dans un portrait différencié du pays et de contribuer ainsi à construire le Luxembourg de demain», a insisté Franz Fayot (LSAP), ministre de l’Économie.

Les données collectées sont utilisées pour déterminer le nombre de membres du conseil communal assignés à chaque commune, mais aussi à mieux cerner les projets d’infrastructures nécessaires à l’avenir pour s’adapter aux évolutions démographiques du pays.

Cliquer plutôt qu’écrire

Dès le 8 novembre, les ménages recevront par courrier un code d’accès permettant de répondre au questionnaire via MyGuichet.lu. Le Statec entend recueillir entre 30 et 40% des réponses par ce canal (contre 2% en 2011) , qui permet un traitement plus rapide de l’information. Ainsi, une loterie sera organisée dans la foulée avec des cadeaux à la clé.

Dès le 22 novembre, les résidents n’ayant pas répondu par internet recevront le questionnaire papier des mains de l’un des 4.000 agents recenseurs mobilisés par les communes. Disponible en cinq langues, le questionnaire devra être remis d’ici au 5 décembre soit au Statec, soit à l’administration communale, soit directement à l’agent recenseur.

Web ou papier, le Statec garantit la confidentialité des données collectées qui vont bien au-delà du simple décompte de la population. Les thématiques de la mobilité, du logement ou encore des langues parlées par chaque foyer seront abordées, pour générer une masse de données qui donnera lieu à une trentaine de publications en 2023. Mais d’ici la fin de l’année prochaine, une première publication est déjà annoncée.

D’un budget de 5,35 millions d’euros, le recensement de la population s’organise pour sa 37e édition sous un format combiné entre web et papier. Le Luxembourg emboîte ainsi le pas à l’Irlande, la Roumanie, la Slovaquie et la Hongrie, qui ont aussi évolué vers ce procédé entre 2011 et 2021. La France continue à l’organiser en sondage par échantillon tandis que la Belgique se contente d’extraire les données des registres de la population.