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Revue de presse

L’OGBL déclare l’état d’urgence sur le logement



Le président de l’OGBL ne lâchera pas le gouvernement: il veut interdire la spéculation. (Photo: Matic Zorman / Archives)

Le président de l’OGBL ne lâchera pas le gouvernement: il veut interdire la spéculation. (Photo: Matic Zorman / Archives)

À l’occasion d’une réunion du comité national ce mardi à Esch-sur-Alzette, l’OGBL a déclaré l’état d’urgence concernant l’explosion des prix de l’immobilier. Le syndicat fustige le manque de réaction politique et dresse toute une série de priorités.

La spéculation sur les biens immobiliers est dans le viseur de l’OGBL. Lors d’une réunion du comité national qui s’est tenue mardi soir à Esch-sur-Alzette, le syndicat a tiré la sonnette d’alarme sur l’inflation démesurée des prix du logement à Luxembourg, allant jusqu’à évoquer «l’état d’urgence», comme le rapportent nos confrères du Quotidien.

«À un moment, la politique doit décider si l’intérêt général est plus important que la nécessité de faire remonter le club de Kaiserslautern de 3 e à 1 er  de Bundesliga », tacle le président de l’OGBL, André Roeltgen . Allusion à peine voilée à Flavio Becca , qui profite d’avantages fiscaux intéressants dans le domaine du logement pour davantage développer sa fortune.

Le président de l’OGBL déplore que «seules 159 personnes, soit 0,03% de la population, détiennent des terrains d’une valeur de 3,4 milliards d’euros». Ce dernier met tout cela en lien avec une évolution des salaires disparates «qui ne suit plus l’évolution des prix du logement».

Interdire la spéculation

Deux solutions sont envisageables pour le syndicat: «Il faut interdire la spéculation ou la rendre plus chère. L’OGBL est un peu pour les deux», estime André Roeltgen, qui souhaite instaurer une réforme de l’impôt foncier qui taxerait progressivement les propriétaires en fonction du nombre de propriétés.

Taxer les détenteurs de terrains constructibles qui les gardent pour des raisons de spéculation serait une autre piste pour le syndicat, qui tacle le pouvoir politique, trop peu actif sur ce dossier, selon lui. «Il nous faut une véritable volonté politique pour s’attaquer à la spéculation. On ne compte pas lâcher prise avant d’obtenir des changements essentiels», conclut-il.