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Un recrutement d’instituteurs adapté



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Face à une pénurie soutenue d’enseignants dans le fondamental, l’accès au concours sera légèrement facilité. ( Photo : Julien Becker / archives )

Le ministre de l’Éducation nationale et le Syndicat national des enseignants SNE-CGFP ont signé ce mardi un accord pour flexibiliser l’accès au concours d’enseignant, et plus particulièrement l’entrée dans la profession d’instituteur.

Pour répondre à une pénurie d’instituteurs et institutrices dans les écoles primaires du Grand-Duché, le ministre de l’Éducation nationale Claude Meisch (DP) et le syndicat SNE-CGFP (sous-organisation de la Confédération générale de la fonction publique), représenté par son président, Patrick Remakel, signaient ce mardi un «accord sur le recrutement et l’insertion professionnelle des instituteurs à l’enseignement fondamental».

Tandis que Patrick Remakel saluait le fait que, grâce à l’accord, le métier redevenait plus attractif, Claude Meisch se réjouissait quant à lui à l’idée que, sous certaines conditions, des détenteurs d’une licence (bachelor) pourront accéder au concours.

Ouverture sous conditions

L’accord prévoit en effet une «revalorisation de la réserve des suppléants» en introduisant une nouvelle formation qui permettra aux détenteurs d’une licence d’accéder à la fonction d’instituteur, à condition néanmoins que la licence corresponde aux branches enseignées dans le fondamental, comme le français, l’allemand ou les mathématiques.

Ce mécanisme ne s’appliquerait que lorsque le nombre de candidats brevetés est inférieur au nombre de postes à disposition lors d’une rentrée scolaire. Dans ces cas de figure, les candidats, retenus sur dossiers, devront suivre 240 heures de formation en cours d’emploi.

En outre, le ministère et le Syndicat des enseignants se sont mis d’accord pour supprimer la condition qui consistait à ce qu’un candidat doive être habilité à enseigner dans les quatre cycles d’apprentissage, et donc dans l’éducation préscolaire et dans l’enseignement scolaire.

Fruit du dialogue

L’adaptation du mécanisme de réduction de stage a, elle, de quoi particulièrement réjouir ces candidats qui ont une expérience professionnelle dans l’enseignement. 

Ainsi, le stagiaire qui, au début du stage, peut se prévaloir d’un ou de plusieurs stages pratiques d’une durée cumulée d’au moins 20 semaines dans le cadre d’une formation initiale de quatre années, bénéficie désormais d’une réduction de stage d’une année.

Le ministère se félicitait d’un accord, fruit d’un dialogue, qui permettrait de «répondre aux défis de recrutement à l’école fondamentale, et d’améliorer ainsi la qualité de l’enseignement, tout en maintenant les spécificités de l’enseignement fondamental».