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Conseil national des femmes

Un ministère de l’Égalité hommes-femmes bienvenu



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Anik Raskin est chargée de direction au Conseil national des femmes du Luxembourg. (Photo: CNFL / Archives)

La lutte contre toute forme de violence à l’égard des femmes tout comme l’individualisation de l’imposition des personnes physiques notamment, sont à l’agenda du nouveau gouvernement. Le Conseil national des femmes du Luxembourg s’en satisfait.

Le Conseil national des femmes du Luxembourg (CNFL) se dit «satisfait globalement» des mesures en faveur de l’égalité hommes-femmes envisagées dans l’accord de coalition 2018-2023 du nouveau gouvernement. Ce dernier entend poursuivre ses efforts «en vue de réduire les inégalités persistantes entre femmes et hommes au Luxembourg».

Les avancées attendues

Parmi les priorités avancées par la nouvelle législature, le CNFL pointe dans un communiqué: la lutte contre toute forme de violence à l’égard des femmes, la conciliation de la vie privée avec la vie professionnelle et l’image des femmes et des hommes dans les médias, dans le but d’élaborer une stratégie contre les stéréotypes sexistes dans le domaine de la publicité, et enfin, l’individualisation de l’imposition des personnes physiques.

«L’individualisation permettra de supprimer cette notion dégradante de ‘2e revenu du ménage’ et de considérer les personnes individuellement,» confie à Paperjam Anik Raskin, chargée de direction du Conseil national des femmes du Luxembourg. «Actuellement, un ménage – mariage et partenariat – sans enfants bénéficie d’une charge fiscale réduite alors que, par exemple, les familles monoparentales, principalement des femmes, voient leurs revenus plus fiscalisés, et ce simplement parce qu’elles ne sont ni mariées ou en partenariat. Cela est hautement injuste.» Une situation qui devrait donc changer à l'avenir. 

«Un regret» 

Il ne sera néanmoins pas encore question d’individualisation des droits à la pension, ce que «regrette» le Conseil national des femmes, qui a fait de ce point l’une de ses principales revendications.

L’association se satisfait néanmoins du nouvel intitulé du ministère de l’Égalité des chances qui devient le ministère de l’Égalité entre les femmes et les hommes. Un changement considéré comme «une avancée» par l’association et qui «va au-delà de la simple égalité des chances en visant une égalité factuelle».

Pour faire avancer la parité hommes-femmes, le gouvernement entend poursuivre le dialogue avec la société civile. Une concertation à laquelle le CNFL «reste ouvert, tout comme par le passé».