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Climat

Trump sort les États-Unis de l’accord de Paris



Comme promis lors de sa campagne électorale, le président américain a annoncé jeudi soir sa décision de quitter l’accord international contre le réchauffement climatique signé par plus de 190 pays à Paris fin 2015, lors de la COP21.

C’est au nom de la défense des emplois américains et pour relancer l’économie américaine, mais aussi parce que cela avait été l’une de ses promesses de campagne, que Donald Trump dit avoir pris sa décision. «Afin de remplir mon devoir solennel de protection de l’Amérique et de ses citoyens, les États-Unis se retireront de l’accord de Paris sur le climat», a-t-il annoncé depuis la Maison Blanche, jeudi. Et d’ajouter: «Je ne peux pas, en conscience, soutenir un accord qui punit les États-Unis.»

Cette décision, qui sonne comme un coup de tonnerre sur la scène internationale, a été largement saluée dans son camp. Des voix d’opposition se sont toutefois immédiatement fait entendre aux États-Unis. Comme celle de l’ancien président Barack Obama, qui avait lui-même engagé son pays dans l’accord de Paris. Il a affirmé dans un communiqué que son successeur «rejetait l’avenir».

Les trois États démocrates de New York, Washington, et de la Californie, qui représentent un cinquième de la population américaine, ont annoncé qu’en dépit de la décision de Donald Trump, ils restaient déterminés à respecter les objectifs de réduction des gaz à effet de serre.

L’homme d’affaires américain Elon Musk, fondateur de Tesla et SpaceX, a quant à lui regretté le geste de son président.

Pas de sortie avant 2020

Dans le reste du monde, les réactions ont été nombreuses. Les États-Unis sont responsables, avec la Chine, d’environ 40% des émissions de dioxyde de carbone de la planète. Leur sortie impacte donc très largement le consensus international historique qui avait été trouvé à Paris fin 2015 pour limiter la hausse des températures mondiales sous 2°C par rapport à l’ère préindustrielle.

L’Union européenne a fait savoir sur son compte Twitter qu’elle continuerait le «combat pour la planète».

Alors que la ministre de l’Environnement Carole Dieschbourg a estimé que l’accord de Paris survivrait.

Emmanuel Macron, le président français, a pour sa part estimé que «les États-Unis ont tourné le dos au monde».

Le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, avait averti Donald Trump mercredi qu’une éventuelle sortie de l’accord signé lors de la COP21 ne se ferait pas aussi facilement. Selon les experts, celle-ci ne pourra pas être effective avant 2020.