ENTREPRISES & STRATÉGIES — Technologies

Cartes blanches – Transformation digitale

«Transforma(c)tion digitale»


Retour au dossier

nicolas_andre-intech.jpeg

Lorsque l’on cherche à décrire l’évolution de l’«Entreprise» avec une majuscule, autrement dit à identifier les tendances majeures des changements qu’elle induit ou subit, on s’efforce de trouver le plus grand dénominateur commun à un phénomène nécessairement trop complexe, trop riche, trop hétérogène pour se voir réduit à une simple expression. 

Pourtant, on a longtemps cru trouver la réponse à cette problématique hasardeuse dans l’expression consacrée de la «transformation digitale».

Comment l’expliquer?

Par définition, la transformation digitale décrit la transition, le passage d’un état prénumérique à une ère où le digital est, sinon partout, au moins largement représenté. Or, qui pourrait nier pareille affirmation? Qui n’a pas aujourd’hui fait le constat de l’omniprésence du numérique dans toutes les strates de l’entreprise, tous les domaines, tous les métiers, voire même toutes les couches de la société?

La «transformation digitale» est fédératrice, banalisée dans le langage courant, car vidée de sa substance. Elle désigne tout aussi bien la banque qui, il y a 30 ans, a commencé à installer ses premières machines, que l’agriculteur pour qui le numérique est aujourd’hui un moyen comme un autre d’optimiser son rendement. Prétendre être en capacité de désigner ces deux comportements au travers d’une même expression, c’est nécessairement faire un raccourci.

De quoi s’agit-il? Quelles en sont les expressions? Les causes? Ces questions sont rangées dans les disquettes de l’histoire.

L’opération de digitalisation ne trouve son intérêt que dans le sens qu’elle porte.

Nicolas AndréNicolas André, Consultant – Innovation & Développement (InTech)

Éphémère par définition, la transformation digitale, le phénomène dans son caractère transitoire, n’est plus. Elle est devenue évidence, c’est l’air que nous respirons.

Est-ce une bonne chose? 

Qu’elle soit l’expression d’une nécessité vitale dans un environnement concurrentiel ou motivée par des contraintes légales, l’opération de digitalisation ne trouve son intérêt que dans le sens qu’elle porte.

Le numérique en lui-même peut tout et son contraire. Supprimer des emplois ou en créer, optimiser ou rendre caduc, asservir comme émanciper. Évaluer la digitalisation sous un angle moral est une tâche ardue. 

Aussi affûté et polymorphe soit-il, le numérique ne demeure jamais qu’un outil, un moyen privilégié de mettre en œuvre des actions dont le sens, la portée, les bénéfices au regard des risques, doivent être évalués au cas par cas.

Notre exemple

Chez InTech, nous nous définissons comme des artisans du digital. Il est notre outil, notre matière première, et nous le façonnons pour donner corps à nos valeurs. Il n’est pas ce que nous faisons, il est la manière dont nous le faisons. 

Notre métier est et a toujours été d’accompagner les acteurs qui nous ressemblent et partagent nos valeurs à accéder au potentiel du numérique, mais la société, le marché et le Luxembourg lui-même ont changé. La fin du secret bancaire et l’émergence du «Digital Luxembourg», c’est-à-dire la volonté affirmée du gouvernement de soutenir des initiatives digitales innovantes, ont rebattu les cartes.

Aujourd’hui, le contexte favorable et la demande pléthorique sont tels qu’il est possible pour chacun de choisir ce sur quoi il veut mettre l’accent. La technologie vient en support de ces intentions, et non l’inverse.

Forts de cette conviction, nous avons développé notre capacité à être en mesure de penser à la portée de nos actions au travers de la création d’un pôle Innovation et Développement pour lequel l’innovation technologique seule n’est rien sans le sens, les intentions que l’on souhaite y placer.

Il nous faut accepter le potentiel digital et réfléchir aux actions que nous voulons promouvoir grâce à lui.

Nicolas AndréNicolas André, Consultant – Innovation & Développement (InTech)

C’est avec cette conviction que nous nous sommes rapprochés de ShareIT, un incubateur parisien qui vient en soutien à des projets sociétaux et environnementaux impactants en mettant à leur portée le potentiel du numérique au travers d’un programme d’accélération sur 10 mois.

Grâce à nos activités de conseil et d’accompagnement, nous avons pu nous rapprocher de la jeune pousse We Are Not Weapons of War (WWoW), qui lutte contre le viol comme arme de guerre.

Nous avons développé pour celle-ci une application mobile destinée à recueillir les témoignages de viol de guerre sur le terrain, ainsi qu’une plateforme pour le suivi de ces derniers. 

À la question de savoir comment stocker durablement et anonymement, tout en apportant la preuve de l’immuabilité et de l’inaltération des témoignages au cours du temps, nous avons répondu en utilisant une blockchain, et au travers de cette expérience, nous avons développé et approfondi notre expertise du domaine.

À quelle fin?

Il ne s’agit pas d’une démarche naïve. Ces partenariats nous permettent d’aiguiser nos compétences dans des domaines qui, au-delà du challenge qu’ils représentent, véhiculent un sens réel. Ce sont ces projets qui nous animent, et le sens qu’ils portent en eux.

La transformation digitale est loin derrière nous, il nous faut accepter le potentiel digital et réfléchir aux actions que nous voulons promouvoir grâce à lui.

Retrouvez l’article dans son intégralité sur le site d’InTech.