POLITIQUE & INSTITUTIONS — Politique

Après l’approbation du Conseil de gouvernement

Stéphane Pallage nommé recteur de l’Uni



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Stéphane Pallage prendra ses fonctions au 1er janvier 2018, le temps de passer la main au décanat de l’ESG UQAM qu’il dirige depuis 2013. (Photo: ESG Uqam)

Le Conseil de gouvernement a validé vendredi la nomination du nouveau recteur de l’Université.

L’information publiée la veille par 100,7 a été confirmée vendredi par le gouvernement réuni en conseil. Stéphane Pallage, actuel doyen de l’École supérieure de gestion de l’Université du Québec à Montréal (ESG UQAM), prendra ses fonctions au 1er janvier.

Ce Belgo-Canadien de 49 ans a grandi à Malmedy, apprend-on de l’Uni, et a suivi ses études de l’université de Liège à celle de Carnegie Mellon à Pittsburgh. Il a enseigné la macroéconomie appliquée, ainsi que l’aide internationale et la lutte contre le travail des enfants.

Il dirige depuis 2013 l’École supérieure de gestion dépendant de l’UQAM, qui compte 15.000 étudiants, 300 professeurs, 300 assistants et près de 100.000 anciens étudiants dans le monde.

Le futur recteur parle français et anglais couramment et comprend l’allemand.

Stéphane Pallage sera la force motrice du développement durable de l’Université, de sa réputation internationale et de son ancrage dans le tissu économique et social du Luxembourg.

Yves Elsen, président du Conseil de gouvernance de l’Uni

«La jeune Université du Luxembourg est certainement l’une des institutions européennes avec le potentiel le plus élevé», dit-il dans le communiqué de l’Uni. «C’est à la fois un défi et une opportunité unique d’avoir le privilège de soutenir le développement d’une telle université.»

De son côté, le président du Conseil de gouvernance, Yves Elsen, indique que «sa connaissance de plusieurs cultures académiques et son expérience dans une institution majeure d’enseignement supérieur ont convaincu le Conseil de gouvernance que Stéphane Pallage sera la force motrice du développement durable de l’Université, de sa réputation internationale et de son ancrage dans le tissu économique et social du Luxembourg.»

C’est bien qu’on ait un nouveau recteur qui puisse prendre l’Université en main.

Marc Hansen, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche

Veillant à garder ses distances avec la procédure, en cohérence avec sa volonté de responsabiliser l’Uni, le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Marc Hansen, s’est quant à lui montré très précautionneux en confirmant la nouvelle à Paperjam.lu. «Le nouveau recteur a été nommé après proposition du comité de recrutement, acceptation du Conseil de gouvernance et avis positif du Conseil universitaire; je n’ai fait que le présenter au Conseil de gouvernement qui le proposera pour nomination au Grand-Duc», précise M. Hansen, refusant de dire si lui-même a été séduit ou non par cette candidature.

«C’est bien qu’on ait un nouveau recteur qui puisse prendre l’Université en main avec les différentes instances de l’Uni, qui puisse prendre le relais pour diriger l’Uni dans un futur qui sera très intéressant», ajoute-t-il.

Le nouveau recteur devra toutefois s’accommoder du plan quadriennal déjà négocié par le Conseil de gouvernance et l’État puisqu’il arrivera en quelque sorte après la bataille, ce plan devant aboutir avant la fin de l’année. Il ne sera pas «impliqué» dans ces négociations «déjà bien avancées», mais «s’y intéressera certainement dans les mois à venir et nous aurons des discussions à ce sujet».

Une nomination qui intervient à l’automne, comme désiré par le Conseil de gouvernance lors de la démission de Rainer Klump en mai dernier dans un contexte de perte de confiance et de dissensions persistantes sur la gestion financière de l’Uni. Le Conseil de gouvernance avait ordonné le silence complet autour du recrutement du nouveau recteur. Le ministre lui-même avait refusé de livrer le moindre détail quant à la procédure de recrutement après une question parlementaire de Martine Hansen (CSV) fin août. Le nom de l’heureux élu n’a finalement filtré que ces jours-ci. Au point que les professeurs de l’Uni ne savaient même pas que le Conseil universitaire se réunissait jeudi pour le connaître.