POLITIQUE & INSTITUTIONS — Politique

Offre de transports en commun

Relier le Sud à la capitale via un «super-bus»



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Le projet du MDDI prévoit la mise en place d’un réseau de bus à haute capacité, qui bénéficiera de voies réservées, comme c’est déjà le cas à Metz ou à Nancy, par exemple. (Photo: Licence C.C.)

Dans le cadre de la stratégie de diversification de l’offre de transports en commun, le MDDI analyse la mise en place d’un service de «bus à haut niveau de service», qui desservirait les communes du Sud et qui serait, à terme, connecté au tram via un pôle d’échange.

Même si les principaux chantiers liés à la mobilité se concentrent sur Luxembourg-ville, les autres zones de développement économique ne sont pas oubliées. Tel est en substance le message de François Bausch (Déi Gréng), ministre du Développement durable et des Infrastructures, dans l’une de ses réponses parlementaires publiées ce mardi.

Interrogé par Gusty Graas (DP), le locataire du ministère de la place de l’Europe indique que ses services sont en train «d’analyser la mise en place d’un service ‘bus à haut niveau de service’ (…)» sur un tracé qui relierait «les centres de développement et d’attraction de Differdange et de Dudelange en passant par les sites de Belval, la ville d’Esch-sur-Alzette (bipôle Esch-Belval) et Schifflange».

Discussions actuelles autour d’un «noyau central»

Concrètement, le ministère réfléchit donc à un nouveau service de transport en commun avec un cadencement compris entre 5 et 10 minutes aux heures de pointe et inférieur à 15 minutes en heures creuses, effectué par des véhicules d’une capacité de 150 personnes, contre deux fois moins pour les bus traditionnels. Soit la possibilité de transporter quelque 1.000 personnes à l’heure aux heures de pointe, selon les calculs du service Mobilité du ministère, contacté par Paperjam.lu.

Mais alors que dans sa réponse parlementaire François Bausch fait état d’un tracé entre Dudelange et Differdange, les discussions en cours se focalisent plus sur «un noyau central» reliant Esch-Belval à Schifflange «qui devrait être agrandi dans un deuxième temps», selon la cellule en charge de la coordination du dossier. Que ce soit vers Dudelange ou vers Rodange.

Relier directement Esch-Belval au Kirchberg

Car la mise en place d’un service de «bus à haut niveau de service», comme c’est d’ores et déjà le cas à Metz ou à Nancy, nécessite «une rénovation urbaine, voire un réaménagement de l’espace-rue», selon les termes du ministre. En effet, le concept prévoit non seulement des voies séparées réservées et un caractère prioritaire face aux autres passagers de la route, mais aussi la mise en place d’une coordination avec les réseaux existants – en l’occurrence le réseau TICE et les CFL – afin de permettre une interconnexion efficace de tous les transports en commun.

Destiné à mettre en place «une offre performante de transport collectif afin de répondre aux besoins de la région ciblée», ce projet doit également, à terme, permettre d’étoffer la liaison entre Esch et Luxembourg-ville, via une connexion avec «la voie de bus projetée sur l’autoroute A4», précise François Bausch. Cette dernière, qui doit relier le rond-point Raemerich à la Cloche d’Or, permettrait ainsi aux usagers de connecter Esch-Belval au Kirchberg, via ce «super bus», puis le tram.

Selon les estimations du service de la mobilité, les appels d’offres qui devront être lancés pour la réalisation des infrastructures pourraient se faire «d’ici les cinq prochaines années». Les marchés publics pour l’acquisition des véhicules spéciaux nécessaires devraient quant à eux être lancés quelques années plus tard. Dans tous les cas, après la mise en service complète de la ligne du tram, prévue pour 2020/2021.