ENTREPRISES & STRATÉGIES

Info Paperjam

Rachat de l’OM: Gerard Lopez «un peu triste»



Gerard Lopez: «J’avais ce projet vraiment à cœur et je pense qu’il tenait bien la route.» (Photo: Olivier Minaire / archives)

Gerard Lopez: «J’avais ce projet vraiment à cœur et je pense qu’il tenait bien la route.» (Photo: Olivier Minaire / archives)

L’homme d’affaires luxembourgeois prend acte de la décision de l’OM de traiter en négociation exclusive avec l’investisseur américain Frank McCourt. Pour la première fois dans ce dossier, il s’exprime dans les médias, auprès de Paperjam.

Le rêve de Gerard Lopez aurait pu devenir réalité: ce passionné de ballon rond avait clairement pour l’Olympique de Marseille les yeux de Chimène, et l’idée de pouvoir (s’)investir pleinement dans ce club aussi turbulent qu’emblématique au sein d’une ville respirant le football à pleins poumons ne lui déplaisait évidemment pas.

Mais finalement, le club présidé par Margarita Louis-Dreyfus a choisi d’entrer en négociations exclusives avec l’homme d’affaires américain Frank McCourt, mettant un terme à un feuilleton qui avait pour le moins agité la planète football ces dernières semaines.

«Je suis un peu triste, car j’avais ce projet vraiment à cœur et je pense qu’il tenait bien la route», explique Gerard Lopez dans une interview exclusive à Paperjam.lu. «Mais je suppose que l’autre projet a également ses mérites. En tous les cas, je ne suis pas du tout aigri. J’ai toujours énormément de respect pour Margarita Louis-Dreyfus et je souhaite, pour la ville et le club, toute la réussite qu’ils méritent.»

Je voulais vraiment faire quelque chose de bien sur le long terme avec l’OM.

Gerard Lopez

Depuis que son nom avait été cité parmi les repreneurs potentiels du club neuf fois champion de France, 10 fois vainqueur de la Coupe de France (co-recordman de l’épreuve avec le Paris Saint-Germain) et une fois champion d’Europe (il y a plus de 20 ans…), Gerard Lopez n’avait pas accordé d’interview dans la presse. Il s'était contenté d'un démenti formel à l’annonce de sa venue, annoncée comme «officielle» par certains médias français.

«Il aura finalement fallu attendre que le deal ne se fasse pas pour que je parle vraiment», s’amuse-t-il. «Il a été dit tout et n’importe quoi. Ce qui est sûr, c’est que je voulais vraiment faire quelque chose de bien sur le long terme avec l’OM. Ce n’était pourtant pas mon plan A en matière d’investissement dans le football, car le club est un des rares qui ne soit pas propriétaire de son stade, et c’est clairement un souci.»

Un coup de fil à Bielsa et Ingla

L’information relative à l’arrivée, dans les bagages du Luxembourgeois, de l’entraîneur argentin Marcelo Bielsa (qui dirigea le club lors de la saison 2014-2015) était, en revanche, tout à fait fondée, les deux hommes se connaissant bien.

«Il a été le premier à qui j’ai téléphoné pour lui annoncer que le deal ne se ferait finalement pas», indique Gerard Lopez, qui s’est également fendu d’un appel à Marc Ingla, qui aurait dû occuper les fonctions de directeur sportif.

L’ancien vice-président du FC Barcelone (entre 2003 et 2008) est aujourd’hui membre de l’équipe de spécialistes de la société d’investissement Mangrove Capital Partners, dont Gerard Lopez est également actionnaire.

Si la page OM est, désormais, tournée, Gerard Lopez n’en a évidemment pas pour autant renoncé à ses projets sportifs et ne cache pas que d’autres dossiers sont pour l’instant en cours d’examen.