ENTREPRISES & STRATÉGIES — Immobilier

Idée d’affaires

Property Hunter, chasseur de briques



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Audrey Papy et Marylin Deby scrutent le marché immobilier luxembourgeois. (Photo: Property Hunter)

Depuis mai, Property Hunter se propose de traquer sur le marché luxembourgeois des biens immobiliers pour leurs clients. Une nouvelle activité en lien avec une société qui exerce le métier de chasseur immobilier depuis près de 10 ans à Bruxelles.

Dans un marché tendu comme le Luxembourg, l’acquisition d’un bien immobilier peut rapidement devenir une occupation à temps plein. Et au minimum très stressante. C’est pour éviter cette phase de recherche aux candidats acheteurs qu’Audrey Papy et Marylin Deby ont lancé Property Hunter.

Elles se qualifient elles-mêmes de «chasseur immobilier». Elles connaissent le terrain et peuvent donc rabattre facilement les biens les plus intéressants vers leurs clients. «J’ai exercé ce métier pendant plus de quatre ans pour le compte d’une agence immobilière», explique Audrey Papy. «Mais je voulais pouvoir fonctionner en toute indépendance.»

Pour faciliter leur montée en puissance, les deux partenaires se sont associées avec la société belge Property Hunter, qui a développé cette activité depuis 2008 à Bruxelles. Une franchise avait d’ailleurs été lancée sur Luxembourg-ville, mais l’expérience a été rapidement arrêtée pour des raisons privées.

La chasse est ouverte

C’est donc reparti depuis le mois de mai, mais plus sous forme de franchise. La collaboration avec le réseau bruxellois est large, mais l’agence luxembourgeoise reste indépendante. «Notre rémunération équivaut à 3% sur le prix de l’acquisition finale», explique Audrey Papy. «Mais notre expérience du marché nous permet souvent de négocier le prix d’achat de manière à ce que le client soit encore bénéficiaire.»

Avant d’arriver à cette phase finale, les deux «chasseuses» dressent le profil de leur client pour établir au mieux ses critères de recherche et font le tri dans le marché des biens pour ne lui proposer que les biens qui peuvent vraiment avoir de l’intérêt pour lui.

À Bruxelles, l’activité occupe désormais 12 personnes. Au Luxembourg, elles peuvent sans doute compter sur la concurrence exacerbée dans le marché pour assurer leur croissance. «Notre avantage, dans une situation de compétition face à un bien, est que nous avons déjà analysé les critères de solvabilité de nos clients. Et ça, les vendeurs en face de nous en tiennent compte.»