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Gouvernement

Plan d’action: Lëtzebuergesch



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Guy Arendt et Claude Meisch ont présenté la stratégie de promotion de la langue luxembourgeoise. (Photo: DR)

Pour «répondre au souhait de la population», le gouvernement compte introduire un commissaire à la langue luxembourgeoise, un «Zentrum fir d’Lëtzebuergescht» et élargir l’offre de cours de luxembourgeois.

Le ministre de l’Éducation nationale, de l’Enfance et de la Jeunesse Claude Meisch (DP) et le secrétaire d’État à la Culture Guy Arendt (DP) ont dévoilé ce jeudi la «stratégie pour la promotion de la langue luxembourgeoise», qui s’étalera sur 20 ans. Selon les ministres libéraux, cette promotion est compatible avec le multilinguisme.

La mesure phare de la stratégie du gouvernement est sans doute une modification prévue de la loi concernant la relation entre l’État et l’enseignement privé, qui imposerait aux établissements privés qui bénéficient d’aides de l’État d’offrir des cours de langue luxembourgeoise.

En ce qui concerne l’enseignement public, le gouvernement entend renforcer, de manière optionnelle, l’offre en cours de luxembourgeois (orthographe et grammaire) dans les lycées et introduire un «cours de langue étrangère» en luxembourgeois dans l’enseignement fondamental. Les premiers cours devront être proposés en «phase pilote» dès la prochaine rentrée.

Pour les enfants et pour les adultes

La stratégie pour la promotion du luxembourgeois entend également renforcer la langue dans la culture et au travail. Ainsi, Guy Arendt a suggéré des innovations telles qu’une éventuelle introduction de la «Journée nationale de la langue luxembourgeoise» et un concours qui récompenserait des efforts pour la langue.

Dans le monde du travail, le gouvernement a entamé des réflexions pour adapter le «congé linguistique» et permettre ainsi davantage aux professionnels, notamment dans le secteur de la santé, de prendre des cours. Interrogé sur la motivation des frontaliers au revenu minimum d’apprendre la langue, Claude Meisch a reconnu qu’«il faut avoir envie de prendre des cours après le travail».

La normalisation

Outre les mesures dans l’enseignement, le gouvernement compte créer un «Zentrum fir d’Lëtzebuergescht» (centre pour le luxembourgeois) autour d’un commissaire à la langue luxembourgeoise. Leur tâche principale sera de «normaliser» la langue, donc de clarifier des aspects orthographiques et grammaticaux de la langue.

Les ministres n’ont pas pu indiquer exactement quand le poste et le centre seront créés, mais le ministre de l’Éducation nationale estime que cela devrait se produire «encore au cours de cette législature».