ENTREPRISES & STRATÉGIES — Industrie

Sidérurgie verte

Paul Wurth prend des parts dans Sunfire



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«Nous souhaitons accompagner nos clients dans leur cheminement vers la production de métaux chauds à base d’hydrogène et les aider à atteindre leurs objectifs en matière de protection du climat», appuie Georges Rassel, CEO de Paul Wurth. (Photo: David Laurent / archives)

L’entreprise luxembourgeoise annonce prendre une participation minoritaire au sein de la société allemande Sunfire, dans le cadre d’une levée de fonds de 25 millions d’euros, où Paul Wurth est l’investisseur principal.

Développer l’acier vert. C’est le souhait de l’entreprise Paul Wurth. Et celle qui est présente dans le pays depuis sa création en 1870 le prouve en annonçant, ce lundi, une prise de participation dans la société allemande Sunfire. 

Sunfire a, au total, réalisé une levée de fonds de 25 millions d’euros, dont Paul Wurth est l’investisseur principal. Les investisseurs actuels de Sunfire sont Inven Capital, Idinvest Partners, Total Energy Ventures et Sunfire Entrepreneurs’ Club, qui ont également participé au nouveau tour de table.

«Développer de nouvelles technologies»

Fondée en 2010 à Dresde, Sunfire emploie actuellement 130 personnes, et développe et fabrique des électrolyseurs de vapeur (SOEC) et des piles à combustible à haute température (SOFC). Concrètement, l’hydrogène généré peut être converti efficacement en substituts de pétrole brut, et le procédé, utilisé en sidérurgie.

«Aujourd’hui, la sidérurgie représente 7% des émissions de CO2. Il est grand temps que les choses changent et que l’on développe de nouvelles technologies», explique Laurence Kayl, responsable de la communication au sein de Paul Wurth. «C’est pourquoi cette prise de participation est stratégique pour notre groupe, et pour nous tourner vers la production d’acier vert.»

Vers la production de métaux chauds à base d’hydrogène

«Le but est de développer des solutions à long terme pour la sidérurgie. Un des scénarios envisagés est la réduction du minerai de fer par l’hydrogène, où l’hydrogène vert devient un substitut principal du carbone.»

À travers cette prise de participation, la société luxembourgeoise explique vouloir «jouer un rôle de premier plan dans la transformation prochaine de l’industrie sidérurgique vers une production d’acier sans CO2.» «Nous concevons et fournissons des installations complètes de hauts fourneaux, de fours à coke ainsi que des installations de traitement des sous-produits pour la phase primaire de la sidérurgie intégrée. Nous souhaitons accompagner nos clients dans leur cheminement vers la production de métaux chauds à base d’hydrogène et les aider à atteindre leurs objectifs en matière de protection du climat», appuie Georges Rassel, CEO de Paul Wurth, dans un communiqué.