ENTREPRISES & STRATÉGIES — Industrie

Résultats 2017

Paul Wurth souffre des hésitations des sidérurgistes



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Le groupe luxembourgeois a installé une batterie de fours à coke chez JFE Steel Kurashiki, au Japon. (Photo: Paul Wurth)

Le groupe luxembourgeois Paul Wurth navigue dans un marché sidérurgique international hésitant. Son carnet de commandes s’en est ressenti, comme son bénéfice.

L’équipementier industriel Paul Wurth a présenté un bilan en demi-teinte à ses actionnaires au cours de l’assemblée générale de ce mardi 8 mai. Acteur réputé de la sidérurgie, il pointe une attitude attentiste en 2017 des grands acteurs du secteur.

Dans un communiqué, il note que, malgré une hausse de la production sidérurgique globale, l’activité liée à la construction d’installations est restée à un niveau relativement bas l’an dernier.

En cause: les projets pour de nouvelles installations ou la modernisation d’unités existantes ne sont mis en œuvre que lorsque la reprise conjoncturelle s’annonce durable. En plus, l’année 2017 a été mouvementée en raison de nombreuses reprises et fusions dans le secteur de l’acier. D’où le report d’importantes décisions d’investissement.

Résultat net en baisse

Le groupe luxembourgeois note quand même que, malgré l’absence de grands contrats comme ça avait encore été le cas en 2016, son carnet de commandes a quand même atteint 311 millions d’euros (435 millions en 2016).

Le marché de l’Europe de l’Ouest intervient pour un quart de ces commandes, avant l’Inde (17,9%) et la Russie (14,6%).

En termes de résultats financiers, le chiffre d’affaires a pu augmenter à 391,5 millions d’euros (362 millions en 2016). Le résultat net passe par contre de 8,4 millions en 2016 à 3,4 millions pour 2017. Quant au dividende versé aux actionnaires, il est divisé par trois: 52,5 euros contre 157,5 euros pour les deux exercices précédents.