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Ordinateurs quantiques, à quand la révolution?



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L’objectif de Microsoft est de parvenir à réaliser un ordinateur quantique fonctionnel dans un délai de cinq ans. (Photo: DR)

Les supercalculateurs de demain s’appuieront sur les atomes pour résoudre des calculs toujours plus complexes en un temps record. Ces machines quantiques pourraient faire avancer la recherche dans de nombreux domaines, tels que l’IA, la chimie, ou encore l’énergie, et faire émerger de nouveaux processus industriels.

Depuis leurs débuts, les ordinateurs calculent en combinant les données binaires (des 0 et des 1), les bits. Les supercalculateurs les plus puissants réalisent plus de 100 millions de milliards d’opérations en virgule flottante par seconde!

Des performances incroyables, certes, mais qui ne sont rien en comparaison des promesses affichées par les calculateurs quantiques. Le principe consiste ici à utiliser non plus des 0 et des 1, mais des atomes et des particules.

En superposant leurs états quantiques, on accède à une infinité de valeurs, les qubits. Une technologie qui pourrait permettre d’obtenir des machines dont la puissance de calcul surpasserait les supercalculateurs physiques.

Un progrès hypothétique, puisqu’à ce jour, aucun chercheur n’a encore résolu le problème de la décohérence, phénomène qui survient lorsqu’on tente d’amasser de multiples valeurs pour résoudre un calcul.

Un amas quantique à même de donner un résultat correct en un temps infinitésimal, mais susceptible d’être perturbé par son environnement, ce qui conduit à des résultats dégradés et non exploitables. 

Microsoft annonce un ordinateur quantique d’ici cinq ans

Microsoft a pourtant créé l’événement lors de sa dernière conférence «Build 2018». Todd Holmdahl, en charge du projet quantique, a assuré que l’objectif de l’entreprise est de «parvenir à un ordinateur quantique fonctionnel dans un délai de cinq ans».

Cette affirmation ambitieuse se base sur les recherches de Station Q, le laboratoire de Microsoft créé et dirigé par le mathématicien Michael Freedman. Les premières applications pourraient avoir lieu dans moins de 10 ans, au travers de services proposés depuis le cloud Azure.