ENTREPRISES & STRATÉGIES — Technologies

Palmarès

Supercalculateurs, l’affaire des superpuissances



L’Europe apparaît un peu en retrait sur ce marché, mais compte bien rattraper son retard. (Photo: Oak Ridge National Laboratory)

L’Europe apparaît un peu en retrait sur ce marché, mais compte bien rattraper son retard. (Photo: Oak Ridge National Laboratory)

Cette année encore, les États-Unis et la Chine dominent outrageusement le palmarès Top 500 des supercalculateurs, avec respectivement 124 et 206 représentants parmi les 500 machines les plus puissantes de la planète.

L’Europe apparaît un peu en retrait sur ce marché, ne classant qu’un seul supercalculateur dans les dix premières places du classement, le suisse Piz (6e), la Grande-Bretagne (avec 22 supercalculateurs), l’Allemagne (21) et la France (18) tirant néanmoins leur épingle du jeu.

Bien décidée à combler son retard sur un secteur stratégique, l’Union européenne souhaite déployer un réseau de supercalculateurs de nouvelle génération (HPC, High Performance Computing). Un projet de 5 milliards d’euros dont le siège est installé au Luxembourg.

Ces champions mettent leur puissance de calcul au service des travaux de simulation numérique les plus complexes, qu’il s’agisse d’astrologie, d’astrophysique, de prévisions météorologiques ou sismiques, de génétique, de biomédecine, d’applications portant sur la résistance des matériaux ou d’essais nucléaires «virtuels» militaires.

Un top 10 au goût d’Amérique

1. Summit – États-Unis

122,3 pétaflops (1)

2. Sunway TaihuLight – Chine

93 pétaflops

3. Sierra – États-Unis

71,6 pétaflops

4. Tianhe-2A – Chine

61,4 pétaflops

5. AI Bridging Cloud Infrastructure – Japon

19,9 pétaflops

6. Piz Daint – Suisse

19,6 pétaflops

7. Titan – États-Unis

17,6 pétaflops

8. Sequoia-États-Unis

17,2 pétaflops

9. Trinity – États-Unis

14,1 pétaflops

10. Cori – États-Unis

14 pétaflops

(*) Un pétaflops correspond à mille milliards d’opérations à virgule flottante réalisées par seconde.