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Mobilité

Objectif: Luxembourg-Bruxelles en 2h05 en 2026



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Actuellement, quand tout va bien, le trajet Bruxelles-Luxembourg prend 3h07. (Photo: Shutterstock)

D’importants travaux sont en cours en gare d’Arlon et sur la ligne Bruxelles-Luxembourg. À terme, le trajet entre les deux capitales pourrait ne prendre que 2h05 pour 3h07 actuellement.

Pour l’instant, si tout se passe pour le mieux, il faut 3h07 pour effectuer le trajet en train entre Bruxelles et Luxembourg. L’ambition, confirmée par le ministre fédéral belge de la Mobilité François Bellot (MR), est de réduire cette durée à 2h05. Pour cela, il faut évidemment que les trains puissent rouler plus vite sur des voies plus modernes.

20 ans de travaux

C’est ce qui justifie des travaux importants commencés en 2007 et qui se termineront en 2026. Il est vrai que ce tronçon important n’avait plus été en chantier depuis l’exposition universelle de Bruxelles en 1958. Une enveloppe de 600 millions d’euros est donc encore prévue pour les mener à terme, incluant aussi la partie du RER entre Bruxelles et Ottignies. 

Les travaux visent au renouvellement de la signalisation et des voies, l’adaptation de 65 ouvrages d’art et la rectification de courbes.

«Entre Namur et la frontière luxembourgeoise, nous allons réélectrifier la ligne et passer de 3.000 à 25.000 volts, tension similaire à celle du réseau luxembourgeois. Cela doit permettre une transition plus fluide des trains d’un côté à l’autre de la frontière», a indiqué le ministre. 88km sur un total de 147 ont déjà été modernisés.

Des quais plus longs

En gare d’Arlon, les travaux ont aussi débuté afin de renouveler totalement 3 quais et de les allonger de 250 à 350 mètres, ce qui permettra d’accueillir des trains plus imposants. 14km de voie vont aussi être remis à neuf et 16 nouveaux appareils de voie vont être déposés. Toute l’alimentation électrique sera aussi remplacée. «On pourra donc faire rouler plus de trains sur un même tronçon pour un coût moindre», souligne Infrabel, le gestionnaire de réseau.

Tout cela aura un impact sur la circulation des trains, principalement durant les étés 2019 et 2020.