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Remaniement potentiel

Nicolas Schmit veut laisser la «place aux jeunes»



Nicolas Schmit aura 65 ans en 2018. Il n'envisage pas de briguer un nouveau mandat national. (Photo: Marion Dessard / archives)

Nicolas Schmit aura 65 ans en 2018. Il n'envisage pas de briguer un nouveau mandat national. (Photo: Marion Dessard / archives)

Le ministre du Travail aborde sereinement un remaniement gouvernemental annoncé, mais qui dépend de plusieurs facteurs. Il veut laisser la place aux jeunes dans sa circonscription de l’Est.

Son nom a été souvent évoqué depuis vendredi dernier et l’annonce de son départ potentiel du gouvernement. Nicolas Schmit, présent lors de l’inauguration mardi de l’ancien «Château» de l’Arbed, désormais baptisé «19 Liberté» par la Spuerkeess, répond sans détour et sereinement à la question de son avenir politique.

«Oui», il est bien candidat au poste qui serait laissé vacant par Henri Grethen à la Cour des comptes européenne, si ce dernier ne va pas jusqu’au bout de son mandat comme il en est question depuis plusieurs jours. 

«C’est un choix personnel, volontaire. Personne ne m’a poussé en-dehors du gouvernement», indique Nicolas Schmit qui voit dans la probable vacance de ce poste une opportunité de réaliser son ambition d’endosser des responsabilités européennes, fussent-elles à Luxembourg. Au lendemain des dernières législatives, il se serait volontiers vu commissaire européen, mais la nomination de Jean-Claude Juncker avait changé la donne. 

«Ce n’est que du positif, j’ai occupé le poste avec passion, beaucoup de choses se sont d’ailleurs passées», ajoute Nicolas Schmit au sujet de son action au ministère du Travail. «Je pense aussi que 12 ans (au gouvernement) est une bonne période.»   

Et d’ajouter «avoir décidé que je ne participerai plus aux prochaines élections. J’aurai 65 ans en 2018, il faut laisser la place aux jeunes dans l’Est. Je les ai longtemps aidés. C’est à eux et à elles de prendre le relais.»

Sa nomination européenne l’empêcherait de briguer un mandat, mais, sur le principe, Nicolas Schmit veut passer la main dans sa circonscription.

Cette indication permet d’entrevoir une liste du LSAP à l’Est davantage orientée vers la nouvelle génération pour 2018. Avec Tess Burton comme probable figure de proue.

L’arrivée à la Cour des comptes européenne de Nicolas Schmit dépend à la fois de la décision d’Henri Grethen et de son audition au Parlement européen.