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Plan climat français

Nicolas Hulot pourrait faire fermer Cattenom



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Mise en service en 1987, la centrale de Cattenom, en termes de puissance, est la seconde plus importante en France et la septième au monde. (Photo: DR)

Suite à la présentation du nouveau plan climat français, le ministre de la Transition écologique et solidaire vient d’annoncer la possible fermeture de 17 réacteurs d’ici 2025, pour respecter la loi sur la transition énergétique. À quelques kilomètres à peine du Luxembourg, où ils ont toujours fait l’objet de vives critiques, ceux de Cattenom sont potentiellement concernés.

Le ministre français de la Transition écologique et solidaire, Nicolas Hulot, a présenté jeudi un «plan climat» pour le quinquennat qui fixe un certain nombre d’orientations dans le secteur de l’énergie.

Ce plan a fait l’objet de divers commentaires, notamment de la part d’associations écologistes, qui ont regretté que cette feuille de route ne détaillait pas la manière dont le gouvernement français comptait parvenir à diminuer de manière significative la part du nucléaire, qui représente encore aujourd’hui 75% dans la production d’électricité en France.

Nicolas Hulot est toutefois revenu sur ce point ce lundi en indiquant – dans une interview sur RTL – s’engager à fermer des réacteurs nucléaires, «jusqu’à 17 peut-être» sur les 58 que compte l’Hexagone, pour respecter la loi sur la transition énergétique qui vise à ramener à 50% la part du nucléaire dans la production d’électricité à l’horizon 2025.

Aucun réacteur formellent désigné

«Si nous voulons atteindre cet objectif, mécaniquement, à mesure que nous allons baisser notre consommation et diversifier notre production, nous allons fermer un certain nombre de réacteurs», a-t-il précisé, soulignant que chaque réacteur avait «une situation économique, sociale et même de sécurité très différente».

Mais le ministre de la Transition écologique et solidaire s’est cependant bien gardé de donner la moindre indication géographique sur les sites potentiellement concernés.

Au Luxembourg, tout comme en Belgique et en Allemagne, beaucoup osent sans doute espérer que la centrale de Cattenom, toute proche des trois pays, puisse faire partie du lot, alors qu’elle fait l’objet depuis l’an dernier d’importants travaux pour – comme d’autres centrales nucléaires en France – prolonger sa durée de vie au-delà de 40 ans, à l’heure où le premier de ses quatre réacteurs fête cette année ses 30 ans.

La centrale de Cattenom est la deuxième en France et la septième au monde en termes de puissance installée.