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Revue de presse

L’usine Knauf Insulation autorisée à Illange



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Cette usine représente un investissement de 110 millions d’euros, et 20 millions d’euros de retombées économiques par an. (Illustration: Moselle Attractivité)

Un arrêté du préfet de la Moselle autorise Knauf Insulation à installer son usine de fabrication de laine de roche à Illange. 123 emplois directs doivent être créés, pour un investissement de 110 millions d’euros.

Après plusieurs mois de débats, d’enquêtes, et un avis «favorable» rendu dans le courant du mois de novembre par Alain Lintz, commissaire enquêteur du projet d’implantation, le préfet de Moselle, Didier Martin, a délivré le 21 décembre dernier, par arrêté, l’autorisation à Knauf Insulation d’installer son usine de production de laine de roche.

Dans un document de 54 pages, l’arrêté reprend entre autres la conception des installations, ou les «valeurs limites des concentrations dans les rejets atmosphériques et les valeurs limites des flux de polluants rejetés». Un sujet concernant la pollution qui a fait couler beaucoup d’encre de part et d’autre de la frontière, puisque l’implantation de cette usine avait été, pendant un temps, envisagée au Luxembourg

20 millions de retombées

Pour rappel, cette usine représente un investissement de 110 millions d’euros, ainsi que la création de 123 emplois en CDI auxquels doivent s’ajouter «trois à quatre fois plus d’emplois indirects et induits», selon l’industriel.

Alain Rysman, le directeur du futur site mosellan, a expliqué à nos confrères du Républicain Lorrain que le recrutement a démarré. «Nos collaborateurs sont et seront recrutés localement. Pour assurer le reste de la construction du site, nous allons également privilégier les entreprises locales. Nous estimons les retombées économiques annuelles à environ 20 millions d’euros.» 

Carole Dieschbourg sollicitée

L’association Stop Knauf Illange (SKI) n’a également pas tardé à réagir suite à la publication de cet arrêté. «Notre comité technique va [le] décortiquer, ainsi que nos avocats. Nous nous réunissons ce vendredi pour voir quelles suites nous allons donner au dossier. Devant le tribunal administratif, c’est déjà un fait acquis, même si les détails restent à caler. Mais nous allons aussi penser à d’autres moyens», précise Guy Vignard, président de SKI, interrogé par Le Républicain Lorrain.

L’association a également interpellé Carole Dieschbourg, ministre luxembourgeoise de l’Environnement, par le biais d’un e-mail. «Compte tenu de la proximité géographique de cette source de nuisances dont vos concitoyens auront peu ou prou à pâtir également, il nous semble souhaitable que, par votre voix, les autorités luxembourgeoises expriment leur réaction. Ce faisant, elles contribueraient à soutenir notre opposition, identique à la vôtre, mais restée vaine et non prise en compte par nos autorités mosellanes et régionales.»