POLITIQUE & INSTITUTIONS
POLITIQUE

Réseau Chargy

L’offre crée la demande dans l’électromobilité



capture_decran_2019-01-15_a_15.15.58.png

Les premières bornes inaugurées fin 2016 par le ministre en charge des Transports, François Bausch (Déi Gréng), et le ministre de l’Économie, Étienne Schneider (LSAP), étaient entrées en service à la mi-2017. (Photo: MDDI / archives)

Le déploiement du réseau national pour voitures électriques se poursuit, avec 277 bornes sur les 800 prévues. Une offre qui répond à une demande, puisque les immatriculations d’hybrides et d’électriques ont augmenté respectivement de 16 et 11% en 2018.

Dans un marché naissant ou en croissance, la question de l’offre et de la demande se pose indubitablement. Alors que le gouvernement reconduit a annoncé d’importants investissements dans les transports publics et les infrastructures, le précédent avait amorcé le pas dans le créneau de la voiture électrique avec Chargy, fruit de l’union des forces des gestionnaires de réseau que sont Creos, Electris, Sudstroum, la Ville de Diekirch et la Ville d’Ettelbruck.  

Derrière ce nom de code, les fournisseurs remplissent l’obligation voulue par le législateur de doter le pays d’un réseau de bornes de recharge pour voitures électriques.

Fin 2015, l’exécutif avait dévoilé la mise en place du projet, visant les 800 bornes d’ici 2020: 400 sur les parkings publics, 400 sur les P+R, le dernier événement marquant à ce niveau étant au P+R de Howald.

Avec une année de retard sur le planning initial, les 1.600 points de recharge (deux par borne) seront opérationnels d’ici fin 2021. Les premières bornes sont entrées en service en juin 2017. Elles sont actuellement au nombre de 277, selon les chiffres communiqués ce lundi par Chargy.

Hausse des immatriculations hybrides et électriques

Fin 2018, une distance équivalente à 60 fois le tour de la Terre a été parcourue, précise le communiqué de presse. 200 bornes sont annoncées pour cette année, le même nombre pour l’an prochain, et enfin, 150 pour 2021.

«Un des premiers succès de Chargy est d’avoir favorisé l’usage de l’électrique pour les voitures hybrides», déclare à Paperjam Alex Michels, représentant GRD – projet e-mobility chez Creos.

Et les chiffres de la SNCA présentés lundi en marge du programme de l’Autofestival 2019 corroborent une tendance. En 2018, les immatriculations de voitures hybrides ont augmenté de 16%, et de +11,4% pour les électriques.

Interaction tram/bus/voiture électrique

Comme le montre le règlement ministériel fixant l’implantation des travaux ad hoc, la philosophie est de faire interagir plusieurs modes de transport, à l’instar du futur P+R Höhenhof – entre le Findel et le Kirchberg –, qui sera doté de 55 bornes, là où le tram doit s’étendre vers le Findel.

La main publique a voulu brancher les câbles, rester à attirer les responsables privés. Seules 31 bornes situées dans des entreprises et estampillées «Chargy OK», donc compatibles, sont actuellement répertoriées. «Chargy est une plate-forme ouverte à d’autres entreprises qui souhaitent proposer une alternative de mobilité à leurs employés, par exemple», ajoute Alex Michels.

Et pour poursuivre la logique de l’intégration des modes de déplacement, Chargy se combine avec l’usage de la mKaart du Verkéiersverbond, ouvrant l’accès aux transports publics.