POLITIQUE & INSTITUTIONS

Stade national

Livange : Guy Rollinger veut attaquer Becca



Jean-Claude Juncker a indiqué cette semaine que l’État ne participerait pas au projet. (Visuel: P.ARC Luxembourg s.à.r.l.)

Jean-Claude Juncker a indiqué cette semaine que l’État ne participerait pas au projet. (Visuel: P.ARC Luxembourg s.à.r.l.)

Le groupe de construction entend « introduire » une action en justice contre son concurrent et partenaire, pour non-respect de ses engagements. Guy Rollinger estime que l’abandon de son projet à Wickrange au profit de Livange lui a causé une perte et un manque à gagner très importants. Flavio Becca n’a pas tardé à réagir.

Nouveau rebondissement dans l’affaire du stade national de football de Livange. Le Groupe Rollinger attaque Flavio Becca pour « le non-respect de ses engagements envers notre groupe ».

Cette annonce intervient quelques jours seulement après la déclaration de Jean-Claude Juncker, à l’occasion du discours sur l’état de la Nation, selon laquelle l’État n’apporterait pas de participation publique au projet. De quoi le compromettre.

Fusion de deux projets

Le Groupe Rollinger était candidat à la construction d'un centre commercial sur le site de Wickrange. Le groupe de Flavio Becca travaillait sur un stade, à Livange, auquel devait être associé un centre commercial. Une forme de fusion des deux projets a accouché du projet d'Arena sportive assortie d'une galerie de boutiques. Pilotée par Flavio Becca, cette option avait été retenue par le gouvernement, dans des conditions qui ont été contestées depuis.

Invité à s’expliquer à ce propos, Jean-Claude Juncker avait indiqué que le site de Wickrange posait problème et que le permis de construire était non-conforme aux textes communaux.

Manque à gagner

« Le fait est que, juste avant les élections législatives de 2009, notre groupe fut fortement invité à renoncer à la réalisation de son projet Wickrange Shopping Center, et ceci au profit du futur projet d’un stade de football avec shopping center à Livange. Cette décision est de notoriété publique, depuis que la lettre du gouvernement luxembourgeois du 2 avril 2009, fut dévoilée dans la presse, quelques temps avant les élections communales de 2011, par les opposants au projet de Livange », rappelle le Groupe Guy Rollinger.

« L’abandon du projet Wickrange nous a causé une perte et un manque à gagner très important, et uniquement pour tenter de récupérer une partie de cette perte, nous avons accepté de signer des conventions avec Monsieur Becca », poursuit-il.

Poursuivre les procédures administratives

Flavio Becca n’a pas tardé à réagir, dans un communiqué, dont voici le contenu :

«Il n’existe à l’heure actuelle aucun engagement à l’égard du groupe Rollinger qui n’ait pas été honoré par Flavio Becca ou son groupe ;

- Flavio Becca n’entend pas se faire instrumentaliser par le Groupe Rollinger qui tente d’agir par son truchement contre l’État, alors que les griefs portés dans le communiqué de presse ont en réalité comme destinataire final, l’État ;

- Bien au contraire le groupe Becca entend poursuivre sereinement les procédures administratives en cours, dans l’espoir de pouvoir mettre à disposition un nouveau stade de football assorti de surfaces commerciales;

- Flavio Becca et son groupe attendent avec sérénité le passage de l’huissier délivrant l’assignation à comparaître annoncée et entendent mettre tout en oeuvre en vue de préserver son honneur et les intérêts de son groupe.»

Flavio Becca ne semble donc pas avoir renoncé à construire ce stade, qu’il faudra pourtant réaliser sans financement public.