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Visite d’État en France

Les services financiers au menu du Brexit



Xavier Bettel craint la concurrence accrue de la City si les services financiers ne font pas partie des négociations. (Photo:  SIP / Emmanuel Claude)

Xavier Bettel craint la concurrence accrue de la City si les services financiers ne font pas partie des négociations. (Photo: SIP / Emmanuel Claude)

Le Luxembourg a persuadé la France d’intégrer les services financiers dans les négociations du Brexit.

Xavier Bettel s’est réjoui mardi en marge de la visite d’État en France, en déclarant devant la presse luxembourgeoise que les services financiers figureront finalement dans les conclusions du Conseil européen concernant le Brexit.

Les 27 chefs d’État et de gouvernement sont censés arrêter, ce jeudi 22 mars à Bruxelles, les nouvelles «orientations» des négociations sur la future relation entre l’Union européenne et le Royaume-Uni qui serait fixée par un accord de libre-échange.

Jusqu’à présent, les dirigeants de l’Union européenne et la France refusaient d’inclure les services financiers dans un futur accord avec le Royaume-Uni.

J’ai défendu la place financière.

Xavier Bettel, Premier ministre

Le revirement dans la position de nos voisins serait le fruit de semaines et jours de discussions entre le Luxembourg et la France, a expliqué le chef du gouvernement luxembourgeois.

Tandis que la pêche et les biens feraient partie des négociations, l’UE ne peut pas ignorer le futur développement des places financières. Xavier Bettel craint en effet que sans accord sur les services financiers, compte tenu de l’«importance» de la City de Londres, qu’elle puisse «avec ses produits et ses contrôles» nuire à la compétitivité de la Place luxembourgeoise.

«J’ai défendu la place financière et je suis content que nous ayons réussi, ensemble avec des alliés et la France», concluait-il.