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Jeunes Socialistes

«Le LSAP aurait dû aller dans l’opposition»



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Georges Sold souhaite réformer les statuts des Jeunes Socialistes. (Photo: LSAP.lu)

Georges Sold a été élu samedi président des Jonk Sozialiste Lëtzebuerg (Jeunes Socialistes), fonction qu’il occupait ad interim depuis quelques mois. Alors qu’un besoin de renouveau s’est clairement fait ressentir au sein du LSAP, les défis ne manqueront pas.

Vous venez d’être officiellement élu à la tête des Jeunes Socialistes, mais on vous connaît peu. Pouvez-vous nous en dire plus sur vous?

Georges Sold. – «J’ai 26 ans et je suis originaire de Dudelange. Je suis étudiant en langues germaniques à Trèves. 

Quels sont vos mandats politiques actuels?

«Je n’en ai pas, et je n’ai d’ailleurs jamais été candidat lors d’élections communales ou législatives. Mais j’étais vice-président de la section de Dudelange des Jeunes Socialistes, dont j’étais aussi le secrétaire général au niveau national avant d’en devenir le président samedi.

D’où vient votre volonté de vous engager en politique?

«C’est une envie qui est arrivée quand j’avais 15 ou 16 ans. On en a beaucoup parlé en famille. Mon grand-père était proche du LSAP, du moins de la vraie gauche. C’est donc assez naturellement vers cette voie que j’ai été, car cela correspondait à mes valeurs.

Vous arrivez à la présidence des Jeunes Socialistes alors que le LSAP a été malmené lors des élections. Faudra-t-il du changement?

«Au niveau du fond, oui, c’est certain.

Pourtant, la coalition a été reconduite et le LSAP reste partie prenante dans l’exécutif...

«Il faut cependant regarder les choses telles qu’elles sont. Il y a une majorité parlementaire en nombre de sièges, mais pas en nombre de voix. C’est une spécificité luxembourgeoise. 

Les Jeunes Socialistes avaient d’ailleurs rejeté l’accord de coalition. Que fallait-il faire pour le LSAP? Aller dans l’opposition?

«Très clairement, oui. Il fallait aller quelques années dans l’opposition se refaire une santé. Comme cela a été le cas pour le SPD en Allemagne en 2009.

Lors des derniers congrès du LSAP, on a eu le sentiment de ne pas être pris au sérieux.

Georges Sold, président des Jeunes Socialistes

En tant que nouveau président, quelles sont vos priorités?

«Avant tout, il faut réformer les statuts des Jeunes Socialistes, car trop de choses manquent dedans. Quand mon prédécesseur, Jimmy Skenderovic, a démissionné, on s’est aperçu que rien n’était prévu dans ce cas de figure. On doit compléter nos statuts en tenant compte du fait qu’ils doivent nous aider à nous préparer pour l’avenir. Ensuite, on veut porter le mandat du bureau national à deux ans, au lieu d’un. Toujours dans une volonté de laisser un peu plus de temps et de mieux se préparer. Enfin, il y a l’idée de ne pas pouvoir mener plus de deux mandats dans la même fonction.

Vous souhaitez aussi peser plus lourd au sein du LSAP?

«Certainement! Lors des derniers congrès, on a eu le sentiment de ne pas être pris au sérieux. On veut se faire entendre beaucoup plus.

Car les Jeunes Socialistes restent le réservoir de talents du LSAP?

«Je le pense, en effet. Nous restons une sorte d’étape préliminaire avant de se lancer dans le grand bain politique.

Combien de membres comptez-vous?

«Nous sommes 50 à 60 membres actifs.

La ministre Taina Bofferding était présente samedi soir lors de l’élection. Son appel pour un travail en commun entre les Jeunes Socialistes et le LSAP a, semble-t-il, été bien reçu...

«J’ai moi-même été agréablement surpris car je n’ai pas toujours été d’accord avec les prises de position de Taina Bofferding. Mais son message est bien passé. Et je suis en phase avec son souhait de travailler ensemble.»