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Législatives 2018

Le CSV veut «rapidement aller de l’avant»



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Face aux résultats du scrutin du 14 octobre, un conseil national du CSV a été convoqué mardi soir, afin de décider des suites à donner pour le parti chrétien-social. (Photo: Anthony Dehez)

Analysés en comité national lundi, les résultats des législatives poussent le parti chrétien-social à se remettre en question. Alors que le scénario d’une deuxième législature dans l’opposition se profile, certains responsables veulent «ne pas réitérer» ce qui a été fait en 2013.

Réveil difficile pour le CSV. Alors que les sondages laissaient penser au retour d’une vague orange à la Chambre, les résultats sortis des urnes dimanche soir ont accouché d’une autre réalité. Celle du maintien de la triple coalition en place depuis 2013, Déi Gréng, LSAP et DP ayant fait le choix dès lundi d’entamer les discussions de coalition entre eux. Face à cette situation, les premières analyses délivrées lundi font état «d’un moment délicat» et d’«une situation difficile», mais aussi d’un début d’autocritique.

Interrogé lundi matin au micro de la radio 100,7, Laurent Zeimet, secrétaire général du CSV, a reconnu «une part de responsabilité dans la stratégie adoptée au cours de la campagne», précisant qu’au vu des résultats, il n’était «pas convaincu d’avoir tout fait comme il le fallait». Un constat également partagé par certains membres du comité national qui souhaitent que des leçons soient tirées. «Même si le moment que nous vivons est très difficile, il ne faut pas réitérer ce qui a été fait en 2013 et rapidement aller de l’avant», estime Serge Wilmes, réélu dans le Centre avec 20.809 voix, juste derrière Claude Wiseler. Autrement dit, se tourner dès à présent vers les prochaines échéances électorales avec une nouvelle génération.

Changements à venir à la tête du parti?

À 36 ans, l’actuel premier échevin de la capitale apparaît comme l’une des figures capables d’incarner le renouveau d’un parti qui n’aura pas réussi, en cinq ans, à tourner complètement la page de l’ère Juncker. Si Serge Wilmes se dit prêt à «prendre sa part de responsabilité», il estime que ce devra aussi être le cas «de personnalités auxquelles les électeurs ont fait confiance lors de ce scrutin, comme Martine Hansen ou Georges Mischo». Autant de noms dont l’émergence sur le devant de la scène politique n’est pas directement ou fortement associée au gouvernement Juncker-Asselborn II, dont la chute avait poussé le CSV dans l’opposition.

L’arrivée de nouveaux visages à la tête du parti devrait être d’autant plus facilitée par le renouvellement annoncé lors du prochain congrès national du secrétaire général, Laurent Zeimet, ayant effectué trois mandats, limite prévue dans les statuts du parti. Marc Spautz, président du CSV, pourrait, quant à lui, théoriquement se représenter début 2019, ce dernier n’ayant effectué que deux mandats à ce poste. Mais cette chronologie pourrait être bouleversée par la demande de Claude Wiseler de réunir mardi soir le conseil national, l’organe en charge de trancher les questions essentielles. «Nous y ferons le débriefing de ce qui s’est passé et des suites qui y seront données», précise Claude Wiseler, sans autre forme de détail.