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L’A31 bis en péril?



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L’A31 bis avait suscité l’opposition quant au projet de péage. Pas suffisant pour créer un consensus autour du projet. (Photo: DR)

Le projet d’élargissement de l’A31 va-t-il être remis aux calendes grecques, faute de consensus citoyen et politique? Pire, les caisses de l’État ne permettraient plus de mener les travaux.

Nos confrères du Républicain Lorrain donnent le ton dans un article paru ce mardi. Le projet d’une autoroute A31 élargie, mieux connue sous le nom d’A31 bis, serait mal embarqué.

À quelques jours des dernières réunions de concertation publique qui précèdent le lancement effectif du dossier, le consensus et la mobilisation feraient défaut. Tant du côté politique qu’en provenance des citoyens. 

Avec 130.000 véhicules par jour, l’A31 serait l’Euro-corridor le plus fréquenté d’Europe, relèvent pourtant nos confrères.

L’évocation d’une remise en question du projet a le don d’irriter le maire de Thionville, président de la Communauté d’agglomération Portes de France et nouveau président du Sillon Lorrain: «L’A31 bis, c’est d’abord la nécessité de 2x3 voies au nord de Thionville et même 2x4 voies avec la bande d’arrêt d’urgence ouverte en heures de pointe aux cars transfrontaliers, voitures électriques et covoiturages entre Metz et Nancy. Les Luxembourgeois mettront sur leur réseau des caméras de surveillance infrarouges. À nous de faire de même!»

Mais le problème proviendrait de l’Agence de financement des infrastructures de transport de France (AFITF) qui n’aurait plus d’argent, selon le Républicain Lorrain. Un manque à gagner de 200 millions d’euros en provenance de la redevance radars, 300 millions après les concessions faites aux «gilets jaunes» ou encore les 200 millions versés à Ecomouv après l’abandon du projet de l’écotaxe.

Un dossier qui s’apparente décidément à un serpent de mer qui n’en finit plus de s’enrouler sur lui-même.