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John Psaila (Deloitte Luxembourg)

«La digitalisation est un vecteur de croissance»



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«Certains de nos collaborateurs voient une carrière dans un Big Four comme quelque chose d’éphémère, qui leur permettra de s’équiper et de mieux s’armer pour la suite de leur parcours professionnel», explique John Psaila. (Photo: Matic Zorman)

Managing partner de Deloitte Luxembourg depuis le 1er juin dernier, John Psaila poursuit notre série d’entretiens sur les plus grands employeurs du pays.

Vous avez succédé à Yves Francis le 1er juin dernier en tant que managing partner de Deloitte Luxembourg. Quelles sont vos premières impressions?

John Psaila. – «Je suis ravi d’avoir pris les rênes de cette firme. Nous poursuivons notre stratégie d’investissement dans nos talents, la technologie et notre transformation. Nous avons réalisé, sur le dernier exercice, un chiffre d’affaires brut de 330 millions d’euros, soit une hausse de 12%, une progression pour la huitième année consécutive. Le développement sur le marché local se poursuit donc, avec notamment le secteur du conseil, qui grimpe de 20%.

Le marché de l’audit progresse, quant à lui, moins fortement, à 4%. Comment expliquez-vous cela?

«C’est un secteur d’activité qui est concurrentiel et qui est arrivé à maturité. La croissance du marché de l’audit est liée à l’agrandissement de la Place. C’est un métier dans lequel nous croyons et qui reste un socle pour Deloitte Luxembourg. 

Depuis le 1er janvier, vous avez recruté 653 personnes. La recherche de nouveaux talents reste-t-elle un défi pour Deloitte Luxembourg?

«La recherche de talent est plus généralement un des plus grands défis du pays pour qu’il puisse réaliser ses ambitions. Le Luxembourg a énormément d’atouts, mais il doit constamment réussir à attirer les compétences. Nous avons, au sein de Deloitte Luxembourg, une moyenne d’âge de 32 ans.

Beaucoup de nos collaborateurs font le choix de poursuivre une carrière sur le long terme chez nous et seront la prochaine génération d’associés. D’autres voient une carrière dans un Big Four comme quelque chose d’éphémère, qui leur permettra de s’équiper et de mieux s’armer pour la suite de leur parcours professionnel. Nous avons finalement un rôle essentiel dans la formation de tous nos collaborateurs. 

Le déménagement de vos bureaux dans le nouveau bâtiment de la Cloche d’Or, dans un espace de 30.000m2, fait-il partie de vos grands projets pour 2019?

«C’est effectivement l’événement le plus marquant pour Deloitte Luxembourg pour cette année, ce sera un nouvel élan pour la firme. Nous espérons pouvoir déménager à la fin du deuxième trimestre, avant les vacances d’été. C’est un projet d’envergure, qui a nécessité énormément d’investissements en temps et en moyens. Nous sommes dans la dernière ligne droite désormais.

Le but était de regrouper tous les collaborateurs au sein d’un même site, mais notre croissance nous a finalement poussés à intégrer le bâtiment des Terres Rouges à Esch-Belval, où se trouve une partie des équipes – environ 250 personnes – du département Conseil. Nous voyons cela avec un œil très positif puisque cela correspond en même temps à un satellite situé juste à la frontière franco-belgo-luxembourgeoise.

La digitalisation est également un vecteur de croissance?

«Sans aucun doute. D’ailleurs, nous sommes ravis de voir que le gouvernement a créé un ministère de la Digitalisation. Nous voyons la digitalisation sous deux angles: la digitalisation de notre firme, et en parallèle, celle de bon nombre de nos clients qui sont en pleine transformation digitale, ce qui génère des opportunités multiples de démontrer nos compétences sur le marché.»