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Sécurité routière

La conduite autonome, domaine «d’une haute importance»



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Aucune information sur le début du test de véhicules autonomes au sein de la Grande Région n’a été fournie, même si ce dernier doit aussi permettre, au final, d’adapter le Code de la route luxembourgeois. (Photo: Volvo)

Interrogé sur les dispositions envisagées pour adapter le Code de la route à l’arrivée de «la conduite automatisée et connectée», François Bausch indique avoir prévu une dérogation pour les tests prévus dans la Grande Région. Sans préciser de date de début du programme.

Perçue non seulement comme une manière de réduire significativement le nombre de victimes sur la route, l’arrivée de véhicules autonomes sur les routes apparaît également comme «un domaine d’une haute importance pour le Luxembourg», selon les termes de François Bausch (Déi Gréng) dans une réponse parlementaire publiée mardi.

Interrogé par Max Hahn (DP) et Claude Lamberty (DP), le ministre du Développement durable et des Infrastructures juge ainsi que «la conduite autonome et connectée» va notamment permettre «le développement de nouveaux concepts de mobilité». Mais dans un avenir encore indéterminé à ce jour, puisque «le déploiement (…) au Luxembourg ainsi que dans de nombreux autres pays est fortement tributaire de l’adaptation concomitante des instruments juridiques internationaux correspondants servant de base (…) aux cadres législatif et réglementaire régissant la circulation sur le plan national».

Gagner de l’expérience dans le domaine de la conduite autonome.

François Bausch, ministre du Développement durable et des Infrastructures

Si le locataire du ministère de la place de l’Europe assure que «des agents du MDDI et du ministère de l’Économie participent activement dans les différents groupes de travail internationaux», il précise également que «les travaux sont toujours en cours». Bien que le Grand-Duché n’a pas encore légiféré «d’une manière générale» sur l’utilisation des véhicules ne nécessitant plus de conducteur, le ministre précise avoir prévu d’introduire une disposition «d’exempter, sous certaines conditions, le conducteur d’un véhicule destiné aux essais scientifiques (…) de certaines dispositions» du Code de la route. En l’occurrence, la possibilité de «lâcher simultanément les deux mains du volant lorsque le véhicule est en mouvement».

Interrogé sur la période d’entrée en vigueur du test grandeur nature qui doit voir le jour au sein de la Grande Région, François Bausch se garde bien d’avancer toute date, se contentant de préciser que «le partenariat entre le Luxembourg, l’Allemagne et la France (…) a non seulement comme objectif la mise en place d’un site expérimental numérique transfrontalier (…), mais aussi l’élaboration de démarches concertées pour l’homologation et l’autorisation de véhicules destinés aux essais scientifiques». Et ce dernier de préciser que ces tests consistent «en particulier à gagner de l’expérience dans le domaine de la conduite autonome et à élaborer par la suite un cadre légal approprié».