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La CLC écrit à Schneider sur les heures d’ouverture



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La CLC invoque la demande d’«accroître la compétitivité des entreprises», selon son président, Fernand Ernster. (Photo: David Laurent / archives)

La Confédération luxembourgeoise du commerce a adressé un courrier au ministre de l’Économie pour que le régime dérogatoire des heures d’ouverture soit élargi de minuit à 21 heures.

Dans un courrier adressé au ministre de l’Économie, dont Paperjam a eu connaissance, la Confédération luxembourgeoise du commerce (CLC) adresse une demande précise et un message à Étienne Schneider

Côté demande, la CLC rappelle que la législation en vigueur réglant la fermeture des magasins de détail «prévoit des dérogations aux heures de fermeture à la condition qu’une organisation professionnelle représentative (…) sur le plan national, régional ou local en fasse la demande (…)».

Le président de la CLC, Fernand Ernster, saisit donc l’opportunité de cette porte ouverte dans la législation pour faire valoir la représentativité de la Confédération à l’échelle nationale. Et demande qu’un régime dérogatoire soit généralisé pour tous les commerçants: une ouverture du magasin à minuit, pour une fermeture à 21 heures. 

Message sur la compétitivité

Côté message, Fernand Ernster souligne que la demande vise à accroître la compétitivité des entreprises concernées et à «faire face aux disparités économiques existantes». La demande découle du positionnement de la CLC qui demande de longue date que les heures d’ouverture dans les commerces soient libéralisées.

«La CLC reste sur sa ligne de conduite, à savoir réclamer la libéralisation totale des heures d’ouverture, en respectant bien entendu le droit du travail. Nous devons laisser la liberté aux commerçants indépendants d’ouvrir selon leurs besoins», déclarait en décembre dernier le directeur de la Confédération, Nicolas Henckes.

Suite et pas fin 

La question était revenue au-devant de l’actualité dans le contexte du litige opposant un boulanger de Differdange au ministère de l’Économie, sur fond de concurrence estimée déloyale par l’artisan qui voyait une station-service voisine proposer des produits similaires aux siens sans devoir appliquer les mêmes horaires.

Le ministère a fini par accorder un régime dérogatoire pour 2018 aux métiers de bouche. Ils peuvent désormais ouvrir de 4 à 21 heures, en attendant un toilettage promis de la loi datant de 1995, modifiée en 2012.

Un enjeu qui s’invitera probablement dans la campagne électorale à venir.