POLITIQUE & INSTITUTIONS

Bataille entre CEB et Jean-Luc Dourson

Ketterthill n’est pas à vendre, selon Cerba



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Jean-Luc Dourson entend racheter Ketterthill, mais CEB ne veut pas vendre. (Photo: archives paperJam)

Dans un communiqué de presse, le groupe Cerba European Lab, actionnaire des Laboratoires Ketterthill, affirme que sa filiale luxembourgeoise n’est pas à vendre.

Une semaine après la conférence de presse de l’ancien dirigeant des Laboratoires Ketterthill Jean-Luc Dourson, qui avait clairement fait connaître son intention de racheter la société, pourquoi pas avec l’aide de capitaux publics, le groupe français Cerba European Lab assure dans un communiqué que sa filiale luxembourgeoise n’est pas à vendre et qu’il entend en faire un «acteur majeur de la biologie médicale sur la Grande Région et à l’échelle européenne».

Le groupe en veut pour preuve, les 10 millions d’euros, soit «près d’un tiers des investissements du groupe», injectés dans le nouveau site à Belval (4.500 m2), permettant l’ouverture d’un centre de prélèvements.

Lors de sa conférence de presse, l’ex-dirigeant de KT, limogé brutalement en janvier dernier après avoir dénoncé un pompage de liquidités de la maison mère dans sa filiale grand-ducale, avait toutefois affirmé qu’il avait initié lui-même l’installation et les investissements à Belval, mais que CEB avait bloqué pendant deux ans ces plans, avant de les relancer après son éviction.

On n'est pas dans le négoce de laboratoire

La maison mère française assure dans son communiqué avoir des vues entrepreneuriales pour le développement de son entité au Grand-Duché et non plus purement financières, comme l’en accuse M. Dourson. Des propos que la direction parisienne juge «mensongers et fantaisistes».

«Notre groupe conduit une stratégie de développement d’une offre de biologie pour positionner ce laboratoire comme un partenaire de choix du corps médical public et privé à Luxembourg», souligne le texte, précisant que «Cerba European Lab est un groupe dont le cœur de métier est la biologie médicale depuis 1967 et non pas le négoce de laboratoires». 

Et de poursuivre: «Nous n’avons aucune intention ni aujourd’hui ni demain de vendre Ketterthill et n’avons jamais fait aucune proposition dans ce sens.»

Reste que Jean-Luc Dourson a engagé une procédure devant le tribunal de Paris pour faire annuler la vente de KT. Une audience devait se tenir ce jeudi 21 mai, mais à la demande de CEB, elle a été reportée.