ENTREPRISES & STRATÉGIES — Industrie

Fedil

Jour de présidence pour Nicolas Buck



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À 47 ans, Nicolas Buck s’apprête à devenir président de la Fedil. (Photo: archives paperJam)

La Fedil se réunit en assemblée générale ce mardi pour acter le changement de présidence qui doit échoir à Nicolas Buck, en remplacement de Robert Dennewald. Un changement de génération et de style, en duo avec René Winkin.

Réunie en assemblée générale ce mardi après-midi, la Fedil doit procéder à un changement de présidence, suite au souhait de Robert Dennewald, connu depuis plusieurs mois, de ne plus rempiler pour un nouveau mandat. Il occupait la fonction depuis 2006.

De la «start-up nation» à la Fedil

Pressenti depuis l’été 2014 pour prendre la présidence d’une fédération industrielle de plus en plus tournée vers de nouveaux secteurs, dont l’ICT, Nicolas Buck doit voir son mandat officialisé ce jour.

Fin connaisseur des entreprises pour être lui-même issu d’une famille d’entrepreneurs spécialisés dans l’impression avec l’ancienne Imprimerie de la Cour Victor Buck, il avait fondé avec Renaud Jamar Victor Buck Services pour la gestion de l’information de clients à l’ère du digital. L’entreprise est, depuis octobre 2012, dans le giron de Post Luxembourg.

C'est aussi avec Renaud Jamar qu'il a ensuite fondé Seqvoia – structure dédiée à la gestion de l’information dans l’industrie des fonds -, dont il est le CEO. Nicolas Buck dédie aussi une grande partie de son temps à la présidence de l’asbl Nyuko (née du rapprochement entre Business Initiative, le concepteur du parcours d'affaires 1,2,3 Go, et de la plateforme de coworking Impactory) qui milite pour une «start-up nation» et plus largement pour un climat entrepreneurial plus clément au Luxembourg. 

Vers une nouvelle stratégie 

Un positionnement qui peut se compléter avec le discours que peut tenir une fédération industrielle, désormais dirigée au quotidien par René Winkin. En poste depuis janvier, celui qui a pris le relais de Nicolas Soisson ne cachait pas, lors de l’entretien réalisé pour le numéro de janvier de Paperjam, son affinité avec Nicolas Buck: «Nous avons le même âge et avons pour habitude de nous parler ouvertement et franchement. Je pense en plus que nous nous complétons plutôt bien. Les éléments sont donc plutôt en faveur d’une bonne entente de travail. C’est du reste probablement une autre approche, avec toute l’équipe qui travaillera dans un mode plus transversal et dans le contexte de l’écosystème patronal redéfini, puisque nous sommes trop petits dans ce pays pour nous diviser.»

Car, en interne, la Fedil poursuit la mise en place de sa nouvelle stratégie d’organisation et d’action. Elle passera notamment par l’utilisation d’autres outils de communication, des partenariats autour de la recherche et de l’innovation, ainsi qu’une anticipation des sujets importants pour mieux positionner la fédération dans le débat public.

«Le pays ne peut avancer que si on travaille ensemble», indiquait René Winkin. «Au fond, le gouvernement, quel qu’il soit, n’a pas d’autre intérêt que de créer de la croissance pour garder un haut niveau de vie et pour se rapprocher du plein emploi. Je remarque d’ailleurs que sur la majorité des dossiers, le dialogue avec le monde politique fonctionne bien, hormis sur certains sujets plus complexes, par exemple là où les syndicats ont un agenda différent.»

Une approche consensuelle d’une présidence et d’une direction de la Fedil qui correspond aussi à l’évolution du pays, sur fond de mutation importante de l’industrie et de concurrence internationale.