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Assurance-dépendance

Double peine pour les frontaliers belges



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Les syndicats s’insurgent contre le fait que les frontaliers ne bénéficient que d’une partie des prestations de l’assurance-dépendance, alors qu’ils y cotisent pleinement. (Photo: Licence C.C.)

Le LCGB dénonce la discrimination dont sont victimes les frontaliers belges, craignant un prélèvement pour l’assurance-autonomie belge, alors qu’ils cotisent déjà côté luxembourgeois. Sachant qu’ils ne bénéficient déjà pas de certaines prestations au Luxembourg.

La commission des frontaliers belges, associant le LCGB et la CSC (syndicat chrétien belge), a rencontré mercredi la vice-présidente du gouvernement wallon et ministre de l’Action sociale, de la Santé et de l’Égalité des chances, Alda Greoli, afin d’évoquer deux problématiques concernant l’assurance-dépendance.

Premier point d’achoppement: le nouveau projet d’assurance-autonomie en cours de discussion en Région wallonne. Les syndicats militent pour que les frontaliers belges ne se voient pas imposer un double prélèvement de cotisations sociales, puisqu’ils cotisent déjà pour l’assurance-dépendance luxembourgeoise. Leur interlocutrice a simplement indiqué qu’une analyse juridique de ce point particulier était en cours.

La majeure partie des prestations de l’assurance-dépendance luxembourgeoise étant des prestations en nature, les frontaliers belges ne peuvent pas y accéder.

Commission des frontaliers belges LCGB-CSC

Une problématique qui attire l’attention sur une autre de fond. «La majeure partie des prestations de l’assurance-dépendance luxembourgeoise étant des prestations en nature (crédits d’heures pour des services dispensés par des prestataires luxembourgeois agréés pour travailler sur le territoire du Grand-Duché uniquement), les frontaliers belges ne peuvent pas y accéder», détaille le communiqué des syndicats. «Les 180.000 frontaliers (dont près de 45.000 résidents belges) occupés au Luxembourg contribuent substantiellement à financer un système de prestations sociales dont ils ne peuvent bénéficier que de façon très limitée!», s’indignent les syndicats, soulignant que les résidents représentaient 96,8% des bénéficiaires de l’assurance-dépendance en 2016 et 98,8% en 2015.

Ce qui amène les syndicats à la revendication de la «négociation d’une convention bilatérale entre les gouvernements wallon et luxembourgeois, afin de définir les principes de fonctionnement entre les deux systèmes d’assurance-dépendance, et ceci dans la perspective que chaque frontalier belge puisse enfin bénéficier des prestations de l’assurance-dépendance».