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ChamberLeaks

Des «tentatives d’intimidation manifestes» pour l’ALJP



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L’ALJP dénonce vivement l’attitude de la Chambre des députés, plus prompte à menacer les journalistes qu’à mener l’enquête sur les dysfonctionnements qui ont conduit à la mise à disposition indue de documents. (Photo : Maison Moderne / archives)

L’Association luxembourgeoise des journalistes professionnels a vivement réagi vendredi dans le contexte de l’affaire de l’intrusion informatique sur le site de la Chambre des députés révélée par la radio 100,7.

L’ALJP, désormais unique porte-parole des journalistes professionnels du pays, «suit avec attention» l’affaire ChamberLeaks, selon un communiqué publié vendredi. «L’ALJP constate qu’il s’agit d’un cas classique d’un lanceur d’alerte qui a pris contact avec un média public», précise l’organisation présidée par Luc Caregari.

Comme rappelé dans une récente interview avec Paperjam.lu, Jean-Claude Franck et Claude Biver, respectivement rédacteur en chef et journaliste de la radio socioculturelle, ont eu connaissance de la fuite de documents sur le site de la Chambre des députés par un tweet d’un particulier.

Un nouveau cas de lanceur d’alerte

«Nous constatons qu’il y a eu des tentatives d’intimidation manifestes», poursuit l’ALJP, faisant référence aux propos du président de la Chambre, Mars Di Bartolomeo (LSAP), qui s’est élevé contre des «intrusions» sur le site, mettant en garde quiconque serait tenté d’utiliser les documents involontairement rendus publics.

Ce à quoi Jean-Claude Franck avait répondu: «Nous le prenons clairement comme un avertissement dirigé vers nous pour ne pas utiliser les informations dont nous disposons.»

Et ce alors que la Chambre n’a toujours pas officiellement identifié la cause d’une telle faille de sécurité. Elle dit avoir transmis les informations requises au Parquet.

L’ALJP souligne au passage que le Luxembourg ne dispose d’encore aucune législation protégeant les lanceurs d’alerte agissant au nom de l’intérêt général.