ENTREPRISES & STRATÉGIES

Projet à Luxembourg-ville

Des start-up «d’ici 4-5 ans» aux anciens abattoirs



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Le site des anciens abattoirs de Hollerich pourrait accueillir un incubateur de start-up à l'horizon 2020, selon Lydie Polfer, bourgmestre de la capitale. (Photo: Paperjam/DR)

Annoncé mardi par Xavier Bettel lors du discours sur l’état de la Nation, le projet d’implantation d’un incubateur pour jeunes pousses ICT sur le site de Hollerich devrait voir le jour à l’horizon 2020, selon Lydie Polfer, bourgmestre de la capitale.

Parmi les annonces contenues dans le troisième discours sur l’état de la Nation de Xavier Bettel, celle de l’implantation d’un incubateur de start-up sur le site des anciens abattoirs de la capitale semble être passée inaperçue. Pour le Premier ministre, l’idée consiste à donner un endroit où les jeunes entreprises innovantes pourraient «bénéficier de synergies entre la finance et le secteur ICT», en se basant notamment sur «l’exemple du site du 1535° de Differdange», d’anciens bâtiments d’ArcelorMittal reconvertis.

«Les discussions ne sont pas avancées sur ce projet, elles ne font que débuter, mais c’est une idée qui cadrerait bien avec le quartier qui est plutôt résidentiel et le projet d’aménagement de la Porte de Hollerich qui accueillera aussi des bureaux», assure Lydie Polfer (DP), bourgmestre de la capitale qui dit soutenir «une utilisation plus citadine et plus résidentielle» des anciens abattoirs. Comprenez aux antipodes du projet d’implantation d’une salle de concert présenté il y a quelques années et qui avait entraîné le mécontentement des riverains. Ces derniers avaient d’ailleurs obtenu gain de cause et amené den Atelier à renoncer à quitter ses locaux de la rue de Hollerich.

La Ville n'attendra pas autant de temps pour accueillir les premières start-up.

Lydie Polfer, bourgmestre de Luxembourg-ville

Même si l’idée d’implantation d’un incubateur de start-up sur l’ancien «Schluechthaus» semble faire l’unanimité sur le plan politique, l’arrivée des premières jeunes pousses ne se fera pas dans l’immédiat. «Le site ne sera pas disponible avant quatre ou cinq ans en raison de la présence de plusieurs services de la Ville», explique la bourgmestre en faisant référence aux services Sport et Électricité de la commune. Un délai qui s’explique notamment par le déménagement prévu du service des sports dans le futur stade national, dont la livraison est prévue pour début 2019.

En attendant, Lydie Polfer assure ne pas vouloir «attendre autant de temps avant d’accueillir les premières start-up» et annonce que la Ville «essayera de trouver des solutions pour amorcer ce projet», soit dénicher plusieurs sites répartis dans la capitale en vue d’un accueil temporaire. Avant un regroupement vers les anciens abattoirs. Aucun détail sur le nombre d’entreprises envisagé par ce futur incubateur n’a encore été fourni.