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Emploi au Luxembourg

À la recherche proactive de spécialistes ICT



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Entre 150 et 200 postes de personnels hautement qualifiés dans les domaines ICT sont actuellement à pourvoir au Luxembourg. (Photo: École 42)

Face à la pénurie de main-d’œuvre qualifiée, deux règlements ministériels ont été publiés au Journal officiel. Les deux visent à attirer des spécialistes étrangers au Grand-Duché, en particulier dans le domaine des nouvelles technologies.

Aux côtés de la transformation de la Place en direction du private banking et du développement de la logistique, la diversification de l’économie du Grand-Duché passe par l’accent mis sur le secteur de l’ICT. Un domaine qui emploie actuellement quelque 18.000 personnes et qui doit croître dans les années à venir. Pour y parvenir, le gouvernement mise notamment sur la formation des futures générations via la mise en place de son programme «Digital 4 Education», présenté fin mai par Claude Meisch (DP), ministre de l’Éducation nationale. Mais en attendant, la Place passe par le recours à de la main-d’œuvre qualifiée étrangère. Raison pour laquelle deux règlements ministériels ont été publiés mardi au Journal officiel.

Le premier concerne les professions pour lesquelles «un besoin particulier» a été constaté. En l’occurrence, 10 métiers pour lesquels les entreprises basées au Luxembourg peinent à trouver des candidats. Que ce soit au Luxembourg ou au sein de l’Union européenne. Les «mathématiciens, actuaires et statisticiens», «concepteurs de logiciels» ou autres «spécialités des bases de données» se trouvent donc dans le viseur des recruteurs. Pour attirer de nouveaux candidats issus de pays hors UE, le gouvernement a donc décidé de revaloriser le niveau de la rémunération minimale pour ces personnels hautement qualifiés. Ce dernier est désormais fixé à 57.556,80 euros pour 2015, contre 47.964 euros auparavant.

Il n'est pas envisagé pour le moment d'étendre les mesures à d'autres secteurs.

Nico Fehlen, porte-parole du ministère du Travail

Le deuxième règlement ministériel prévoit un abaissement des conditions d’obtention de la carte bleue européenne, sésame indispensable avant de pouvoir venir travailler au sein de l’espace Schengen. Pour pouvoir venir au Grand-Duché, les candidats figurant dans la liste des 10 métiers recherchés doivent ainsi désormais – en plus d’être titulaires d’un diplôme universitaire supérieur et de cinq ans d’expérience –, se voir proposer une rémunération «au moins équivalente à 1,2 fois le salaire annuel brut moyen luxembourgeois». Soit 57.556,80 euros.

Les candidats issus de pays situés hors de l’UE postulant pour des postes ICT qui ne figurent pas dans la liste des métiers recherchés devront, eux, justifier d’un salaire annuel minimum de 71.946 euros en 2015. Soit l’équivalent de 1,5 fois le salaire minimum luxembourgeois des personnels hautement qualifiés pour être autorisés à venir travailler au Grand-Duché. Selon le ministère du Travail, contacté par Paperjam.lu, «il n’est pas envisagé pour le moment d’étendre les mesures prises pour les 10 métiers recherchés à d’autres secteurs». Selon nos informations, les deux gestes réalisés afin d’attirer de nouveaux candidats visent à pourvoir entre 150 et 200 postes aujourd’hui vacants.