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89% des trains sont à l’heure



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32% des suppressions de trains sont liées à des causes externes. (Photo: CFL/Paperjam archives)

La ponctualité moyenne des trains des CFL est en légère amélioration en 2018. Malgré deux périodes qui auraient pu plomber les chiffres.

Le Luxembourg est plutôt un bon élève en matière de ponctualité de ses trains. Dans une réponse au député Yves Cruchten (LSAP), le ministre de la Mobilité, François Bausch (Déi Gréng), a expliqué qu’en 2018, 94,4% des trains étaient à l’heure au départ (pour 94,1% en 2017) et 91,5% à l’arrivée (pour 90,8% l’année précédente).

Grève française et problèmes belges

La ponctualité en 2018 a donc été de 89% pour 88,8% en 2017. Cela malgré deux périodes néfastes pour la qualité du service. Tout d’abord, la grève à la SNCF qui s’est étendue d’avril à début juillet et qui a eu un impact sur la ligne 90. Tandis que la période de la rentrée scolaire a été minée par plusieurs causes cumulées: chantiers SNCB, problèmes techniques dans la manipulation des trains belges suite au changement de voltage au Luxembourg...

Pour rappel, un train est considéré en retard quand ce dernier dépasse les six minutes. Et 39% des retards constatés sont liés à un effet domino: retard d’un train provoqué par le retard d’un autre train.

Avec 1.000 trains par jour, le réseau est au maximum de sa capacité.

François Bausch, ministre de la Mobilité

Le ministre a encore indiqué que deux facteurs essentiels expliquaient les problèmes connus par les CFL: l’augmentation du nombre de voyageurs et le réseau en étoile qui forme des goulots d’étranglement en gare de Luxembourg. «Ainsi, avec en moyenne 1.000 trains par jour, le réseau fonctionne en heures de pointe au maximum de sa capacité, avec des cadences soutenues. Le moindre incident interne ou externe engendre un effet domino sur les autres trains. Une fois que les retards accumulés deviennent trop importants, l’exploitation ne peut plus être stabilisée sans recourir à des suppressions de trains», a soutenu François Bausch.

Des grands projets d’infrastructure doivent aider à y remédier. À ce niveau, le mois d’avril 2019 marquera la conclusion de deux grands projets: la construction du second viaduc Pulvermühle et la mise à double voie du tronçon Sandweiler-Contern», a encore expliqué le ministre. De nouvelles rames ont aussi été commandées en décembre 2018 et seront livrées et mises en service entre 2021 et 2024. 

Plus 0,4% de trains supprimés

Les trains supprimés ne sont pas pris en compte dans les calculs de ponctualité. Leur nombre a augmenté de 0,4% en 2018. Mais la grève en France a conduit, à elle seule, à 2.000 suppressions de trains! 32% des suppressions sont liées à des causes externes. Outre les grèves, cela inclut les incidents provoqués par des tiers (en hausse de 116%) et ceux d’origine climatique. Les problèmes relatifs au manque de matériel roulant constituent la seconde grande cause des suppressions (31%).