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Congrès national du CSV

2018 en pointillés des ambitions communales



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Pour le CSV, réuni en congrès national samedi à Ettelbruck, les élections communales doivent être un tremplin pour les législatives. (Photo: Sébastien Goossens)

Le congrès national du CSV, organisé samedi à Ettelbruck, a non seulement dressé le bilan des 12 mois écoulés, mais a aussi été l’occasion de réitérer la stratégie du parti: se renforcer au soir du 8 octobre 2017 pour pouvoir se présenter en force aux législatives.

Comme en janvier dernier, lors de la présentation de ses vœux, le CSV se veut combatif. Devant un parterre de militants réunis au Daïchhal d’Ettelbruck - que les responsables du parti ont chiffré à 550 -, les orateurs se sont succédé avec un seul et même message: celui de la nécessité de «renforcer» le pays. Au niveau local dans le cadre des élections communales à venir, mais aussi au niveau national, avec les législatives prévues en octobre 2018.

Pour y parvenir, la stratégie des chrétiens-sociaux prend donc pied sur le renforcement du nombre de ses élus «dans toutes les communes» en 2017, destiné à faire bénéficier le CSV «d’une réelle crédibilité» afin d’être en position de force un an plus tard. La réussite de l’entreprise repose donc en partie sur l’application de la résolution élaborée par les comités locaux et adoptée samedi lors de ce congrès national.

Soutenir une cohérence et une crédibilité.

Marc Spautz, président du CSV

Une résolution qui promeut non seulement «le maintien de la qualité de vie dans les communes» ou «la sécurité de tous», mais aussi qui «réaffirme les valeurs du CSV». Comprenez la défense d’une politique «en faveur des familles, qui doivent pouvoir vivre comme elles l’entendent», ou celle «de l’idéal européen». Autant de grandes lignes qui seront déclinées par les quelque 600 candidats présentés par le parti sur ses listes.

Ces dernières devraient d’ailleurs être publiées dans leur totalité au cours des mois à venir, la loi prévoyant un dépôt jusqu’au 8 septembre, soit un mois avant le scrutin. Selon Marc Spautz, président du parti, «la stratégie sera coordonnée également entre les communes voisines où certains projets peuvent poser problème pour soutenir une cohérence et une crédibilité». Parmi les candidats doivent figurer bon nombre de députés, locomotives électorales, mais majoritairement pas comme tête de liste.

Claude Wiseler, le prochain Premier ministre luxembourgeois.

Pedro Passos Coelho, ancien Premier ministre portugais

Ce congrès aura également été l’occasion d’accentuer les clivages avec la coalition gouvernementale, accusée par les responsables chrétiens-sociaux de «ne pas mener la bonne politique pour l’avenir du pays». Alors que le président dénonçait «le manque de respect de ce gouvernement envers le peuple» dans les choix effectués sur l’écoute illégale du SRE ou la prise de position de Pierre Gramegna face à la commission Pana, Claude Wiseler, lui, s’en prenait aussi bien à la gestion des finances publiques qu’à la politique d’accueil et d’intégration des réfugiés. «La politique qui est menée depuis trois ans par ce gouvernement n’est pas sérieuse», a-t-il martelé, appelant les électeurs à «tirer les conséquences de cette politique.»

Un message adressé non seulement aux militants, mais à une base électorale plus large au travers de la présence de l’ancien Premier ministre portugais Pedro Passos Coelho. Dans son discours, ce dernier a rappelé «le besoin impérieux de crédibilité auprès des citoyens de la politique et des politiques». Une qualité dont bénéficierait Claude Wiseler, d’ores et déjà présenté comme «le prochain Premier ministre luxembourgeois».