POLITIQUE & INSTITUTIONS — Politique

Partenariat pour l’emploi

11 communes contre le chômage de longue durée



Selon le ministre du Travail, Nicolas Schmit, le partenariat noué avec Pro-Sud devrait mener à la signature de premiers contrats de travail – à durée indéterminée – d'ici la rentrée. (Photo: Paperjam.lu / archives)

Selon le ministre du Travail, Nicolas Schmit, le partenariat noué avec Pro-Sud devrait mener à la signature de premiers contrats de travail – à durée indéterminée – d'ici la rentrée. (Photo: Paperjam.lu / archives)

L’État et le syndicat intercommunal Pro-Sud ont décidé de s’associer dans un projet-pilote visant à inverser la courbe du chômage de longue durée. En identifiant des besoins pouvant mener à la création d’emplois durables dans le secteur communal.

À l’occasion de la présentation de son rapport d’activités 2016, l’Agence pour le développement de l’emploi (Adem) a indiqué il y a peu que le nombre de demandeurs d’emploi était en diminution constante depuis 27 mois.

Toutes les catégories de demandeurs d’emploi ne sont pas logées à la même enseigne, à commencer par celle des chômeurs de longue durée, et surtout ceux âgés de plus de 50 ans ou présentant des problèmes de santé qui peinent à trouver ou à retrouver du travail.

Considérant qu’il n’était pas acceptable qu’un nombre croissant de ces personnes «glissent vers la précarité avec peu d’espoir d’en sortir», le ministre du Travail, Nicolas Schmit, a décidé de prendre le taureau par les cornes en lançant un projet pilote visant à inverser cette tendance avec l’aide du secteur communal.

De premiers contrats à la rentrée

Initié en partenariat avec le syndicat intercommunal Pro-Sud – qui regroupe les communes de Bettembourg, Dudelange, Differdange, Esch-sur-Alzette, Bascharage, Kayl, Mondercange, Pétange, Rumelange, Sanem et Schifflange – ce projet prévoit que ces communes puissent identifier des besoins pouvant mener à la création d’emplois adaptés à des chômeurs de longue durée.

De son côté, pour les inciter à créer ces nouveaux emplois, l’État prendrait en charge les salaires liés à ces nouveaux postes durant un an, puis de manière dégressive par la suite, via le Fonds pour l’emploi.

Une prochaine réunion technique relative à ce projet devrait réunir des représentants de Pro-Sud et de l’Adem qui, le cas échéant, pourrait mettre en place des formations spécifiques.

Pour de premiers contrats de travail qui devraient être signés d’ici septembre, selon la volonté affichée par le ministre Nicolas Schmit.