POLITIQUE & INSTITUTIONS — Politique

Réaction de Pierre Gramegna

Le Luxembourg salue l’initiative franco-allemande



Comme ses pairs européens, Pierre Gramegna, ministre des Finances, a assisté à un débriefing sur l’idée annoncée la veille par la chancelière allemande et le président français d’un fonds de relance à 540 milliards d’euros. (Photo: SIP/Ministère des Finances)

Comme ses pairs européens, Pierre Gramegna, ministre des Finances, a assisté à un débriefing sur l’idée annoncée la veille par la chancelière allemande et le président français d’un fonds de relance à 540 milliards d’euros. (Photo: SIP/Ministère des Finances)

Le ministre des Finances, Pierre Gramegna, a indiqué que le Luxembourg saluait la contribution de la France et de l’Allemagne à un fonds de relance européen.

«Je salue vivement la contribution importante de la France et de l’Allemagne en vue de la mise en place d’un fonds de relance européen. Le Luxembourg soutient pleinement l’initiative conjointe de ses pays voisins qui donnera l’impulsion nécessaire à l’Europe pour parvenir rapidement à un accord plus global. Grâce à une enveloppe supplémentaire de 500 milliards d’euros, s’ajoutant au paquet de 540 milliards d’euros déjà approuvé au niveau de l’Eurogroupe, l’Europe se dotera des moyens financiers communs d’une envergure inédite pour atténuer les conséquences socio-économiques de la crise actuelle, ainsi que pour favoriser les investissements dans le domaine de la digitalisation et du Green Deal.»

Le ministre des Finances, Pierre Gramegna (DP) , a participé le 19 mai à une vidéoconférence du Conseil Ecofin, occasion pour les ministres des Finances allemand et français, Olaf Scholz et Bruno Le Maire, de revenir sur l’idée franco-allemande de mutualisation européenne d’une dette au profit des pays les plus en difficulté.

«Le Luxembourg soutient pleinement les efforts de la Commission en vue de rendre plus efficace la lutte de l’UE contre le blanchiment et le financement du terrorisme, et de renforcer le rôle de l’UE dans ce domaine à l’échelle mondiale», a aussi commenté le ministre à propos d’un renforcement de la lutte anti-blanchiment et contre le financement du terrorisme.

«Quant à la proposition de la Commission d’établir une autorité européenne de surveillance, le Luxembourg salue cette initiative, qui se doit d’être ambitieuse. Ainsi, le Luxembourg plaide en faveur de la création d’un nouvel organisme exclusivement dédié à la lutte contre le blanchiment d’argent avec un périmètre très large qui inclut notamment les entités assujetties au-delà du seul secteur financier. Opter pour un superviseur européen se limitant à la surveillance des établissements financiers risquerait de créer de nouvelles failles et lacunes dans le cadre de surveillance de l’UE dans ce domaine.»

La chancelière allemande a parlé d’«un effort colossal». Selon la proposition de Mme Merkel et M. Macron, ce montant de 500 milliards pourrait être obtenu grâce à un emprunt sur les marchés lancé par la Commission européenne au nom de l’Union européenne.