POLITIQUE & INSTITUTIONS — Europe

Avec l’Allemagne

Le Luxembourg ne veut plus être vu comme une zone à risque



Chiffres à l’appui, le ministre des Affaires étrangères et européennes Jean Asselborn demande à l’Allemagne de revoir son appréciation sur les voyageurs en provenance du Grand-Duché. (Photo: SIP / Jean-Christophe Verhaegen)

Chiffres à l’appui, le ministre des Affaires étrangères et européennes Jean Asselborn demande à l’Allemagne de revoir son appréciation sur les voyageurs en provenance du Grand-Duché. (Photo: SIP / Jean-Christophe Verhaegen)

Face à la baisse du nombre d’infections au coronavirus au cours de la première semaine d’août, le ministre des Affaires étrangères et européennes Jean Asselborn (LSAP) demande à Berlin de revoir sa copie sur le Luxembourg et de lever les restrictions sanitaires actuellement en vigueur.

Le ministre des Affaires étrangères Jean Asselborn (LSAP) a adressé jeudi une lettre à son homologue allemand Heiko Maas demandant à ce que les restrictions imposées actuellement par Berlin pour les voyageurs en provenance du Grand-Duché soient levées «dès que possible».

Dans son courrier, le Steinfortois met en avant la baisse constatée des nouvelles infections au Covid-19 au Luxembourg avec 47,44 nouveaux cas d’infection par 100.000 habitants entre le 3 et le 9 août, un chiffre inférieur au seuil des 50 cas par 100.000 habitants qui fait référence outre-Moselle.

«Selon les critères fixés par les autorités allemandes, il n’y a plus de base pour classer le Luxembourg comme une zone à risque», pointe le ministre, qui fait référence aux restrictions de circulation instaurées entre l’Allemagne et le Luxembourg.

Il n’y a plus de base pour classer le Luxembourg comme zone à risque.
Jean Asselborn

Jean Asselborn,  ministre des Affaires étrangères et européennes

Un certificat pour échapper à la quarantaine

Depuis le 14 juillet dernier, l’Allemagne considère le Luxembourg comme une zone «à haut risque» et demande donc une quarantaine aux voyageurs en provenance du Grand-Duché, à l’exception des passagers de transit, comme les travailleurs frontaliers par exemple. Il est aussi possible de fournir un certificat médical attestant l’absence d’infection au coronavirus daté de moins de 48h pour échapper à la mesure, mentionne le portail de l’UE dédié aux informations de voyage entre États .

À noter que Berlin considère aussi comme zones «à haut risque» la province belge d’Anvers, certains districts de Bulgarie, de Roumanie, ainsi que des communautés autonomes d’Espagne.