POLITIQUE & INSTITUTIONS — Politique

Face à la polémique

Le Luxembourg défend son engagement pour les réfugiés



«Mercredi dernier, 4 décembre, 40 bénéficiaires de protection internationale sont arrivés du Niger à Luxembourg», expliquait samedi matin le ministre des Affaires étrangères sur son compte Facebook.  (Photo: Jean Asselborn/Facebook)

«Mercredi dernier, 4 décembre, 40 bénéficiaires de protection internationale sont arrivés du Niger à Luxembourg», expliquait samedi matin le ministre des Affaires étrangères sur son compte Facebook. (Photo: Jean Asselborn/Facebook)

Après la publication d’une vice-présidente de l’ADR sur Facebook, suscitant de nombreux commentaires, le ministère des Affaires étrangères a précisé que le pays réinstalle des réfugiés dans le cadre d’un mécanisme de solidarité et d’évacuation d’urgence mis en place par l’UE.

La présidente des Femmes de l’ADR et vice-présidente du parti identitaire,  Sylvie Mischel, a déclenché un tollé  en publiant le week-end dernier une photo du ministre des Affaires étrangères,  Jean Asselborn , entouré de migrants avec la mention: «Le LSAP sort sa première affiche de campagne pour 2023».

Son post aux relents pour le moins douteux a été retiré du réseau social.

Si l’ADR n’a pas encore réagi publiquement à la polémique naissante – le parti est en conseil exécutif ce lundi jusqu’en fin de journée –, le ministère des Affaires étrangères a, lui, tenu à mettre les choses au clair.

Dans un communiqué publié ce lundi, le ministère des Affaires étrangères explique qu’afin «de répondre à l’urgence sur la route de la Méditerranée centrale et la situation précaire des réfugiés en Libye, le Luxembourg a décidé de contribuer au mécanisme d’évacuation d’urgence (ETM), en réinstallant des réfugiés qui étaient détenus en Libye dans des conditions inhumaines, depuis le Niger», la Commission européenne faisant appel aux États membres pour la réinstallation des personnes vulnérables.

48 personnes retenues pour la réinstallation

Dans ce cadre, une délégation luxembourgeoise, composée d’agents de la police, de la Direction de l’immigration et de l’Office luxembourgeois de l’accueil et de l’intégration (OLAI), s’est rendue à Niamey du 7 au 20 octobre dernier pour mener des entretiens, dont une partie sur le volet sécuritaire, avec les réfugiés reconnus et sélectionnés au préalable par l’Agence des Nations unies pour les réfugiés, l'UNHCR.

«Finalement, 48 personnes ont été retenues pour la réinstallation au Luxembourg, dont 19 Somaliens, 18 Érythréens, 8 Soudanais et 3 Éthiopiens. Il s’agit de 5 enfants, 13 femmes et 30 hommes. Un premier groupe de 35 personnes est arrivé au Luxembourg le 4 décembre (notamment ceux présents sur la photo de Jean Asselborn). Un deuxième groupe sera accueilli au début de l’année prochaine. Toutes les personnes sont logées au foyer de Luxembourg-Mühlenbach», ajoute le ministère.

Le statut de réfugié tel que prévu par la convention de Genève et la loi du 18 décembre 2015 relative à la protection internationale et à la protection temporaire sera attribué à ces personnes réinstallées dès leur arrivée au Luxembourg. En 2018, 2.205 personnes ont fait une demande de protection internationale au Luxembourg, et 978 personnes ont obtenu le statut de réfugié.