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Liberté de circulation

Le Luxembourg en défaveur d’un «passeport vaccinal»



Le Luxembourg n’est pas en faveur d’un passeport vaccinal qui pourrait limiter la liberté de circulation des personnes. (Photo: Shutterstock)

Le Luxembourg n’est pas en faveur d’un passeport vaccinal qui pourrait limiter la liberté de circulation des personnes. (Photo: Shutterstock)

Le Luxembourg ne soutient pas l’idée d’un «passeport vaccinal», qui pourrait limiter les droits de personnes, notamment leur liberté de circulation. Mais il se dit en faveur d’un certificat de vaccination, à usage purement médical, comme il existe d’ailleurs déjà pour d’autres maladies.

L’idée d’un passeport vaccinal, qui sera abordée lors du Conseil européen, jeudi, par les chefs d’État et de gouvernement de l’UE, ne sera pas soutenue par le Luxembourg.

En tout cas, pas sous la forme proposée par la Grèce, qui suggère qu’un certificat de vaccination contre le Covid-19 puisse être produit lors de l’embarquement, quel que soit le mode de transport, et que les personnes vaccinées puissent voyager librement.

Si le Luxembourg «salue les travaux en cours au niveau européen» sur le sujet, il reste «très vigilant», selon le ministère de la Santé, notamment en ce qui concerne les données personnelles et les droits des personnes.

Le Luxembourg se déclare ainsi davantage «en faveur d’un certificat de vaccination uniforme au niveau de l’Union européenne», mais «purement médical». Un tel certificat, qui existe déjà pour d’autres maladies, est notamment utile pour faire un suivi médical à long terme ou pour se rendre dans certains pays d’Afrique.

Mais pas question, donc, d’en faire un document qui pourrait limiter les droits des personnes, notamment leur liberté de circulation au sein de l’UE. Le Luxembourg rejoint ainsi la France, qui avait déclaré que «la liberté de circulation des personnes ne doit pas être conditionnée par un certificat» et que «les données médicales et personnelles doivent rester en sécurité».

Approche commune

Un passeport serait d’autant plus inutile qu’on ne sait pas pour le moment si «la vaccination empêche la transmission du virus», précise le ministère de la Santé.

Au niveau de l’UE, la Commission dit travailler avec les États membres pour adopter une approche commune sur la question d’ici la fin du mois de janvier, «de façon à ce que les certificats des États membres puissent être rapidement utilisables dans les systèmes de santé de toute l’UE et au-delà».

Un véritable passeport conditionnant la liberté de circulation peut-il être envisagé? Pas dans un premier temps en tout cas, selon une communication du 19 janvier de la Commission, qui reste cependant assez ouverte à des évolutions: «Bien qu’il soit prématuré d’envisager l’utilisation de certificats de vaccination pour d’autres finalités que la protection de la santé, une approche européenne pourrait faciliter d’autres applications transfrontalières de tels certificats dans le futur.» Le Conseil européen apportera peut-être des clarifications.